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Les racines du serial buteur du White Star
Les racines du serial buteur du White Star

Les proches d’Aurélien Joachim se confient

OLIVIER EGGERMONT
Nous avons été à la découverte des racines luxembourgeoises d’Aurélien Joachim. Le buteur du RWSB porte les Étoilés vers les sommets.
Englué dans des problèmes de licence et de stade, le RWS Bruxelles peut à présent craindre pour son avenir. On en oublierait presque que le club se porte comme un charme au niveau sportif. Troisième et toujours en lutte pour le titre, le RWS Bruxelles continue à rêver de sacre en cette saison. Ce succès, le club le doit aussi pour beaucoup à Aurélien Joachim. Arrivé au début du mois de février, l’attaquant luxembourgeois n’en finit plus d’enfiler les buts importants. Monté au jeu pour la première fois contre Eupen alors que le score était de 2-2, l’avant avait inscrit son premier but pour l’occasion. Depuis, ses quatre buts (en six titularisations) ont rapporté pas moins de six points au club étoilé (ndlr : deux face au Lierse, deux contre Geel et deux contre le Cercle) ! Un bilan important puisque sans lui, le club de John Bico se retrouverait à la 4 e place avec 51 points et… pas encore mathématiquement sûr d’être dans le top 8 !
Pourtant, l’attaquant n’est pas décrit par Guy Blaise, le capitaine de Virton, comme un pur buteur mais plutôt comme un joueur travailleur. Le défenseur a côtoyé Aurélien Joachim pendant sa période gaumaise alors que ce dernier avait 18 ans.
« On voyait par contre déjà que c’était une force de la nature », précise le Luxembourgeois. « Il était déjà à l’aise techniquement et avait une belle marge de progression. On voyait qu’il avait quelque chose mais il devait encore évoluer dans sa tête, il était encore jeune. Depuis, il a pris de l’assurance et à 29 ans, il a encore quelques belles années devant lui. »
Celui qui a été son coéquipier à Virton et en équipe nationale luxembourgeoise décrit Joachim comme un attaquant moderne et complet. « Il est robuste dans les airs grâce à son gabarit mais il peut aussi jouer en profondeur », continue Blaise. « Vu sa bonne technique, il peut aussi éliminer un homme. Mais sa principale qualité, c’est de savoir se retourner et de frapper dans n’importe quelle position. Il a les qualités pour jouer en D1. A contrario, il n’a pas une qualité qui ressort incroyablement. Il est polyvalent et bon dans tous les secteurs. Mais il n’est excellent dans aucun. » Pour autant, les qualités de Joachim ne font pas de lui la star de l’équipe nationale luxembourgeoise.
« Nous disposons aussi de Mario Mutsch(FC Saint-Gall en Suisse) qui joue depuis des années au niveau pro, de Maxime Chanot ou encore d’Anthony Moris. Aurélien n’est pas la star mais il fait partie des anciens », lance le Virtonnais.
Et Aurélien Joachim n’est pas le seul sportif de la famille. Son frère Benoît a été cycliste professionnel et a notamment roulé pour Discovery Channel aux côtés de Lance Armstrong.
« Dans le cas de Joachim, sa carrière a été faite de hauts et de bas », nous explique son frère. « Mais je pense qu’Aurélien a peut-être connu le sport professionnel un peu trop tard. Il a eu un gros trou dans sa carrière mais il n’a pas été épargné par les blessures, notamment à une phase cruciale de sa carrière. Après, il a la mentalité pour réussir. Nous l’avons tous les deux. C’est naturel pour nous. Il s’était mis comme objectif de devenir joueur de foot pro et il l’a fait. »
Le plus âgé des deux frères (40 ans) poursuit en précisant que si leur famille est sportive, « c’est qu’ils ont le goût du risque ». Et ce même si son frère a pris une tout autre direction que lui.
« Même s’il n’évoluera pas au Real Madrid, il fait de son mieux », continue Benoît Joachim. « Je lui souhaite d’arriver en D1 avec le White Star et beaucoup de spectateurs. Sinon, il devrait aller voir dans un autre club de D1. Je suis allé voir un match il y a deux semaines et le public n’était pas au rendez-vous. Et pour qu’un sportif donne le meilleur, il faut un public.»
Voilà qui pourrait donner des idées à plusieurs clubs de Division 1.
PHILIPPE EMOND NOUS PARLE D’UN JOUEUR QU’IL CONNAÎT BIEN

« Pour moi, Aurélien   n’est pas un buteur né »

Même s’il n’était pas encore président quand Aurélien Joachim jouait pour Virton, Philippe Emond connaît aussi bien le joueur. Il est d’ailleurs resté en contact avec lui et voudrait bien le faire venir en région luxembourgeoise.
« J’essaie de l’attirer chez nous à chaque fois qu’il est libre mais sans succès. Il est trop cher pour nous », rigole le président virtonais. « Mais il sait qu’il est le bienvenu chez nous. Son succès au RWS Bruxelles ne m’étonne pas du tout. Il a un niveau supérieur à la Division 2 belge. Son parcours atypique fait qu’il se retrouve là mais intrinsèquement, il peut jouer plus haut. Quand on voit les matches qu’il a livrés au niveau international contre l’Italie par exemple, plusieurs clubs de D1 seraient heureux de l’avoir. Il a quelques paliers à franchir avant de pouvoir jouer pour un club du top mais il peut jouer pour beaucoup de formations de D1. »
Déjà à Virton, le Luxembourgeois possédait les qualités dont il fait preuve actuellement. Abnégation, travail et polyvalence. Voilà ce qui a fait la réussite du joueur au long de sa carrière.
« C’est pour ça qu’il nous a quittés », continue l’homme fort de Virton. « C’est le genre d’attaquant dont une équipe a besoin. Il ennuie les défenses et s’il est lancé en profondeur, il peut aussi faire mal. Dans une équipe du Luxembourg qui joue sur l’engagement, le pressing et le bloc-équipe, il convient bien. Même si à Virton, je ne l’ai pas connu aussi fin buteur. Il reste un attaquant né mais n’est pas un buteur né. Mais son travail fait qu’il est souvent à la bonne place. Il va au duel et ne lâche rien. »
ENCORE UNE HISTOIRE À ÉCRIRE
Aurélien Joachim, c’est surtout un gagneur. Malgré quelques gros pépins physiques, le joueur s’est toujours relevé et a toujours tout fait pour revenir dans le coup. C’est pour cela qu’encore cet hiver, Philippe Emond a tenté de l’attirer à Virton.
« J’ai joué la carte de la proximité et de la famille, mais il a rebondi en dernière minute au White Star », déplore le président. « De plus, Virton ne pouvait pas remplir les exigences de son club. Le White Star par contre avait les moyens de le faire venir. »
Quant à désigner Joachim comme le meilleur joueur luxembourgeois de l’histoire, ce que certains n’hésitent pas à faire, le président ne veut pas s’avance aussi loin.
« On pourra peut-être tenir ce discours quand il aura terminé sa carrière. Si on prend le nombre de sélections, il doit sûrement être bien placé, c’est sûr. Mais il a encore une histoire à écrire avec sa sélection », conclut-il.
Et avec le RWS Bruxelles également.

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