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“Le terrain me manquait”
“Le terrain me manquait”

De ses débuts au RWDM jusqu’à Anderlecht en passant par La Gantoise et Courtrai, Michel De Wolf compte 503 matches de D1 à son actif avec un palmarès qui ferait envier n’importe quel joueur de football en Belgique : champion de Belgique en 91, 93 et 94 avec Anderlecht, vainqueur de la Coupe de Belgique en 84 avec La Gantoise et en 94 avec Anderlecht mais aussi de la Supercoupe de Belgique en 91 et 93 avec le RSCA. Sans oublier un titre de champion de France de division 2 avec l’Olympique de Marseille et trois participations à une Coupe du Monde avec les Diables Rouges (1986, 1990 et 1994). Après ça, il a entamé une carrière comme entraîneur, plus difficile, qui l’emmène aujourd’hui du côté de Tubize, dans la peau du T2.

Michel De Wolf, comment se sont déroulées vos premières semaines à l’AFC ?

“J’ai été un peu surpris lorsque j’ai reçu ce coup de téléphone de Tubize le 30 juin dernier pour me proposer ce poste de T2 . J’ai directement accepté cette belle opportunité de reprendre ma carrière d’entraîneur. Et puis Tubize, c’est le club idéal, à deux pas de la maison.”

Pour lequel vous souhaitiez un jour travailler ?

“J’avais rencontré le Président et Josselin Croisé il y a deux ans concernant les jeunes mais ça ne s’était pas fait. Et puis il y a ce poste de T2 qui s’est présenté, un peu à la surprise générale.”

Ces dernières années, on vous a surtout vu en coulisses, notamment au BX Brussels. Le terrain vous manquait ?

“Oui, le terrain commençait à me manquer. J’avais quitté les terrains car j’avais perdu le goût, le plaisir, à cause de certaines choses qui ne ressemblaient pas à ma vision du football. Mais depuis quelques mois, j’avais envie

de retrouver les terrains cette saison, avant même que Tubize ne se présente.”

Vous retrouvez aussi un encadrement professionnel.

“C’est plus facile d’avoir les joueurs à disposition avec une infrastructure de qualité. De plus, je suis arrivé dans un staff compétent où le coach demande l’avis de chacun.”

Justement, ce rôle de T2, c’est quelque chose qui vous convient ?

“C’est l’idéal pour reprendre. Mais je ne voulais pas me retrouver dans la situation qui était la mienne lorsque j’étais T2 à Charleroi. Celle où je ne faisais pas grand-chose. J’ai donc rencontré le coach qui m’a très vite donné des responsabilités et reste ouvert à la discussion.”

Et puis, vous restez proche des joueurs.

“La relation avec les joueurs est toujours plus facile en tant que T2 . Et puis, par ma carrière, les joueurs se confient plus facilement à moi.”

Il va transmettre sa rage de vaincre

En tant que joueur, la grande force de Michel De Wolf, c’était sa rage de vaincre. Aujourd’hui T2 de l’AFC Tubize, il compte bien transmettre cette mentalité à ses joueurs, ce qui leur a certainement manqué la saison dernière. “L’an dernier, Tubize avait tout pour accéder aux playoffs 2 mais n’y est pas parvenu. Aujourd’hui, on commence peut-être avec moins de talent mais la motivation est là. Mon rôle sera aussi de leur transmettre cette rage de vaincre, ce que j’essaie de faire lors de chaque entraînement, lors de chaque match. Je sens que les joueurs ont plus de hargne, plus d’envie de bien faire, tout est là pour vivre une bonne saison.”

Et comptez sur Michel De Wolf pour les

rappeler à l’ordre en cas de défaillance. “Je ne peux pas concevoir qu’un joueur ne mouille pas son maillot”, se plaît-il à répéter.

“Les jeunes étaient plus à l’écoute”

L’évolution du foot

Depuis qu’il a mis un terme à sa carrière de joueur, Michel De Wolf a vu le football se métamorphoser. “Dans le football d’aujourd’hui tout est calculé, analysé. Les moyens ne sont plus les mêmes et tout est fait pour que les joueurs évoluent dans des conditions les plus professionnelles possible.”

Les mentalités aussi ont changé. “Ce n’est plus la même mentalité qu’avant. Par le passé, les jeunes étaient plus à l’écoute, aujourd’hui ils pensent tout savoir. L’autre grande différence vient de l’intelligence de jeu. On fait des garçons d’aujourd’hui des joueurs techniques, en délaissant trop souvent l’aspect tactique.”

Un football dans lequel il aurait

aimé évoluer ? “Est-ce que j’aurais pu y jouer ? Ça, c’est la vraie question. Le football d’aujourd’hui est de plus en plus physique et les défenseurs mesurent pratiquement tous 1m90, loin de mon gabarit. Du coup, j’aurais peut-être dû évoluer à une autre place.”

“Un franc-parler qui peut déplaire”

sa carrière

C’est à Lembeek et puis à Grimbergen que Michel De Wolf a fait ses premiers pas dans le monde du coaching. Depuis, il a connu plusieurs clubs, de Courtrai au Brussels, en passant par Charleroi, le Gabon mais aussi Nivelles. “En tant que joueur, j’ai toujours eu envie de coacher. Entraîner, c’est ma vie et c’est pour ça que j’ai voulu reprendre après un petit break.”

Même si cette seconde carrière est plus chahutée que celle de joueur. “Mon parcours d’entraîneur a été difficile pour une raison : j’ai un franc-parler qui peut déplaire. C’est ce qui m’a coûté ma place à Courtrai mais ce franc-parler, je l’aurai toujours.”

Ce qui lui a aussi fermé certaines portes.“J’ai conservé le même caractère que lorsque j’étais joueur et ça a certainement freiné certains clubs. Je suis un gagneur, j’ai ma personnalité, on l’accepte ou on ne l’accepte pas mais ce n’est pas à bientôt 60 ans que je vais changer.”

“Bleid-Molenbeek ? Un moment difficile de ma carrière”

Il y a quelques années, Michel De Wolf a essayé de lancer un club de football à Bruxelles. Une aventure qui n’a pas été de tout repos.

À l’époque, il avait racheté le matricule de Bleid (en Gaume) pour le rapatrier du côté de Molenbeek.

Malheureusement pour lui, de nombreux bâtons sont venus ralentir sa route et son projet n’a pas pu grandir comme il l’aurait souhaité, jusqu’à l’arrivée de Vincent Kompany qui a créé le BX Brussels sur les bases du projet de Michel De Wolf.

“Cela a été un moment difficile de ma carrière. On a galéré pendant plusieurs années. Heureusement ma femme et de nombreuses personnes m’ont soutenu. Et puis, quand Vincent Kompany est arrivé, cela a été un véritable soulagement. Après des années difficiles, le projet est aujourd’hui bien structuré et est prêt à gravir les échelons. Ce sera sans moi puisque je suis désormais à Tubize mais je les suivrai de loin.”

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