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Les supporters en ont ras-le-bol du Heysel
Les supporters en ont ras-le-bol du Heysel

Pour sa deuxième saison d’exil au stade Roi Baudouin, l’Union doit bien se rendre à l’évidence : le stade résonne davantage de match en match. En cause ? La désaffection des supporters. Nous avons voulu savoir ce qui pousse les sympathisants du matricule 10 à bouder les matchs à domicile“N’ayons pas peur des mots : tout le monde a hâte de retourner au stade Marien”, entame Yves Vanackeleyen, un supporter historique, bible de la mémoire des Jaune et Bleu. “La saison dernière, tout le monde a pris ce déménagement avec bonne humeur, moins pour les supporters historiques qui ont fait contre mauvaise fortune bon cœur en sachant que c’était le passage obligé pour rendre le stade Marien conforme à la pratique

du football professionnel. Ceci étant, il y avait quand même un tiers des sympathisants qui avaient décidé, dès le début, de ne pas suivre leurs couleurs.”

La découverte d’une saison au Heysel n’a pas été toujours des plus glorieuses. “Il faut bien se dire que les mesures de sécurité sont particulières. La police de Bruxelles ne badine pas avec la sécurité mais le côté familial a disparu avec l’interdiction des sacs, la fouille corporelle, etc. Il y a aussi la froideur du stade, le calendrier de la Proximus League avec des horaires inhabituels. Être 3 à 4.000, au meilleur des cas, dans une enceinte pouvant en compter 50.000 n’est pas idéal pour créer une chaude ambiance. En outre, les 3es mi-temps n’ont aucune comparaison avec celles vécues au club house à Forest. Toutes ces raisons ont dégoûté, petit à petit, ceux qui avaient décidé de suivre le club. Et ce n’est pas la participation aux playoffs 2 qui a réconcilié les supporters avec le prix prohibitif de l’abonnement pour cette compétition purement honorifique. Hormis le match contre le Standard, les moments forts ont été rares.”

Et ce fut la consternation quand le club annonça une deuxième saison d’exil. “Je ne vous dis pas les grognements entendus au sein des supporters. Même parmi les Ultras, la fréquentation a baissé. Et elle va se poursuivre…”

Vivement que les travaux au stade Marien débutent. On a parlé de février 2018, mais personne n’y croira tant qu’ils n’auront pas été entrepris. Inutile de préciser qu’il ne faudrait pas un 3e exercice hors des bases historiques…

“Le stade Roi Baudouin, ce n’est quand même pas la Sibérie”

Surtout ne demandez à aucun dirigeant de l’Union Saint-Gilloise quand débuteront les travaux de rénovation. C’est une interrogation qui fâche. “Je vous renverrai vers la commune de Saint-Gilles”, s’empresse de répondre Jean-Marie Philips, l’administrateur-délégué. “Dans ce dossier, le club n’a aucune prise sur les événements.”

On sent que le sujet irrite. Comme les supporters, le club aimerait aussi au plus vite réintégrer ses pénates de Forest car “financièrement, nous devons débourser 18.000 euros à chaque

. match, dont la location du stade. Il faut donc déjà quelques supporters pour rentrer dans nos frais”

Or, justement, c’est à ce niveau que le bât blesse. “Nous ne comprenons pas cette désaffection. Le stade roi Baudouin, e n’est quand même pas la Sibérie ni le bout du monde. Le plateau du Heysel est desservi par les transports en commun. J’aurais compris si nous avions délocalisé nos matchs à domicile en optant pour le stade de Saint-Trond, mais ce n’est pas le cas. C’est donc par volonté et pas par nécessité que certains supporters ne viennent pas à nos rencontres.”

Les supporters qui désertent le stade Roi Baudouin pénalisent en quelque sorte leur club fétiche. “Sans compter que nous avons aussi dû payer 13.000 euros pour réparer des dégâts occasionnés aux infrastructures du stade. Rien ne nous est épargné par la Ville de Bruxelles. Cela, il faut aussi que nos supporters le savent.”

Être locataire du stade Roi Baudouin n’est pas de tout repos, contrairement

à ce que l’on pourrait croire. “En effet, dans notre contrat, il est stipulé que nous ne pouvons pas occuper le terrain une semaine avant un match des Diables Rouges. Or, récemment, un match amical de l’équipe nationale a été ajouté au programme. Nous n’aurions normalement pas pu disputer notre match contre le Beerschot; mais nous nous sommes battus pour qu’il n’en soit pas ainsi dans la mesure où nous n’avons pas à être des faire-valoir et parce que nous voulions protéger une rencontre qui avait lieu le dimanche après midi. Ce qui est rare dans notre cas. On se bat pour les supporters; il faut aussi le faire savoir.”

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