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Selemani et l’Union:   la rupture publique
Selemani et l’Union: la rupture publique

Scène surréaliste ce mercredi matin au complexe d’entraînement de l’Union Saint-Gilloise où Faïz Selemani s’est vu empêché de s’entraîner par des gardes de sécurité. Plus tard, le Comorien a même été versé dans le noyau B. Cette décision n’a pas du tout plu au joueur qui pourrait notifier la rupture de son contrat pour

faute grave de la part de son employeur. C’est en tout cas une piste sérieusement étudiée par son avocat.  

Le torchon brûle entre Selemani, interdit d’entraînement et relégué dans le noyau B, et la direction 

football – division 1B 

La « saga » Selemani a pris une tournure rocambolesque ce mercredi matin lorsque Faïz Selemani est apparu sur deux courtes vidéos. Sur l’une d’entre elles, on le voit « escorté » par des agents de sécurité et déclarer : « Voilà, on m’interdit l’accès à l’entraînement. On ne veut pas que je m’entraîne. Je suis obligé de rentrer aux vestiaires. »

Sur la seconde, il filme ces même agents de sécurité qui semblent lui empêcher effectivement l’accès aux vestiaires dans lesquels se trouvent certains autres joueurs de l’Union, dont Abdelrafik Gérard que l’on reconnaît distinctement.

Cette scène, pour le moins inhabituelle, a eu le mérite d’éclaircir publiquement la relation désormais très tendue entre le Comorien, très convoité depuis le début du mercato notamment par des clubs de D1A (et qui n’a d’ailleurs jamais caché ses envies de départ), et le club saint-gillois qui semblait pourtant encore compter sur lui. Samedi dernier, Thomas Christiansen, le coach, avait

d’ailleurs déclaré : « Faïz Selemani souffre d’une petite blessure et pourrait être prêt pour le prochain match contre Lokeren. Il a un contrat avec l’Union et nous ne vendons aucun joueur. »

Après cet épisode, il paraît désormais fort peu probable de voir le joueur effectivement porter la vareuse unioniste ce dimanche au Parc Duden. D’autant plus qu’il pourrait ne pas en rester là. Effectivement, le rapide ailier et son avocat se voient ce vendredi pour décider de la suite qu’ils donneront à cette affaire. Une des solutions envisagées serait de notifier la rupture du contrat pour faute grave de l’employeur. S’ils passent effectivement

à l’action, et que celle-ci aboutit, cela signifierait donc que Faïz Selemani serait libre de tout contrat ! Il serait donc libre de s’engager où bon lui semble et l’Union ne toucherait aucune indemnité de transfert !

« En fait, il y a deux solutions », expliquait Patrice Vinclaire, l’avocat du joueur, ce jeudi. « Soit un accord humain est trouvé entre les deux parties qui tient compte du fait que mon client a été déstabilisé par ces événements, qu’il y avait la présence d’agents de sécurité, qu’on a vidé son casier devant ses coéquipiers. Soit aucun accord n’est trouvé et on peut alors considérer que ce genre de pratiques constituent des fautes graves

de la part de l’employeur. Et dans ce cas, on pourrait notifier au club la résiliation du contrat de mon client. On a trois jours ouvrables pour le faire (ndlr. le joueur et son avocat ont jusqu’à mardi soir) et comptez sur moi pour ne pas laisser passer ce délais. Je dois m’entretenir avec Faïz Selemani ce vendredi et notre décision tombera soit aujourd’hui, soit lundi. »

Si effectivement Selemani et son avocat notifient la faute grave à la direction (il faudra pour cela des preuves), l’Union pourra alors faire un recours pour contester la réalité de la faute grave et une instance compétente serait alors amenée à trancher. « Mais d’expérience, avant d’entamer

une telle procédure, il est toujours avisé d’avoir un entretien avec l’autre partie », rajoute Patrice Vinclaire.

En attendant, Faïz Selemani se retrouve dans le noyau B. « Le comble, c’est qu’il ne sait même pas où s’entraîne le noyau B puisqu’il n’est pas sur le site de Lier », poursuit son avocat. « Il ne sait pas où il doit aller et il n’a reçu aucun calendrier des entraînements. »

Le joueur réfute les accusations du club « Un retard de 30 minutes à l’entraînement »

Contactée par nos soins ce jeudi, la direction de l’Union SaintGilloise n’a pas souhaité donner plus d’explications. Mais celle-ci s’était exprimée mercredi aprèsmidi par le communiqué suivant : « Le 13/08/2019, la RUSG a pris la décision de placer temporairement le joueur Faïz Selemani dans le noyau B. Nous comprenons les envies de transfert de Faïz Selemani, mais déplorons l’attitude adoptée par le joueur lors des derniers jours. Ce mercredi, notre direction a eu un entretien constructif avec le joueur, durant lequel les deux parties ont pu échanger leurs points de vue. Le club et le joueur souhaitent désormais retrouver la sérénité nécessaire et préparer la rencontre de dimanche dans les meilleures conditions. » Un communiqué auquel tient à réagir l’avocat du joueur. « Concrètement, on parle d’un retard d’une demi-heure à l’entraînement mardi. En général, ce genre de problèmes se règlent par une amende ou un avertissement par courriel. Pas de cette façon. Il est aussi reproché à Faïz Selemani d’avoir perturbé l’entraînement, ce qu’il réfute totalement. Nous pensons surtout qu’il s’agit d’un moyen fallacieux pour faire fléchir mon client. » Le bras de fer se poursuit donc. Alors que pendant ce temps, le reste du groupe tente de se concentrer pour la réception de Lokeren dimanche. –

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