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Sadin, l’incontournable;
Sadin, l’incontournable;

Le portier du RWDM a sorti un premier tour de bonne facture 

Le RWDM a abordé la trêve l’esprit tranquille, comptant douze unités d’avance sur le Lierse. Tout au long de cette première partie de saison, le matricule bruxellois a pu se reposer sur les épaules de son gardien, Anthony Sadin, auteur de nombreuses belles parades.  next

Au fil des semaines, le RWDM a sorti les crocs, prouvant qu’il méritait bel et bien sa place en Division 1B. Si le collectif a pris de la bouteille au gré des rencontres, formant un bloc de plus en plus compact, le matricule 47 a aussi pu se reposer sur son portier, Anthony Sadin. Rarement décevant, le Bruxellois a, lors de chaque match, sorti le grand jeu. Ses performances récentes, et notamment celle à Seraing (NDLR : victoire 0-1), rappelant qu’il était un gardien du top au sein de la série. « Je pense que j’avais déjà prouvé, à l’époque où je défendais les perches de l’Union, que j’avais le niveau », glissait-il. « Ce que je retiens, c’est le chemin parcouru depuis mon arrivée au RWDM en… D2 amateurs. Quatre saisons plus tard, voir ce que l’on parvient à réaliser en D1B me comble forcément de joie. »5 clean sheetsFacturant cinq clean sheets en quinze rencontres, le portier molenbeekois est l’un des artisans d’une première partie de saison très satisfaisante. « Cela me fait plaisir, je ne vais pas le cacher. En tant que gardien, conserver ses filets inviolés, c’est ce que l’on recherche. Le travail réalisé aux entraînements est toujours récompensé. À mes yeux, j’ambitionnais de prouver que j’avais bel et bien le niveau de la D1B et que le choix de rejoindre le RWDM pour remonter les échelons un par un n’était pas mauvais. Aujourd’hui, je ne peux en tout cas pas le regretter. »À 31 ans, Anthony Sadin semble en tout cas avoir trouvé son plein potentiel, pouvant se reposer sur de sérieux réflexes sur sa ligne et un très bon jeu aérien. Des atouts qui viennent s’ajouter à son leadership né, le capitaine donnant de la voix nonante minutes durant pour haranguer ses troupes. « J’ai connu des capitaines comme Anthony Cabeke, Philippe Liard ou Yohan Brouckaert. Lorsqu’ils ont quitté le navire, j’avais envie de continuer dans leur lignée et donner, à mon tour, de ma personne pour le vestiaire. Lorsque le groupe a besoin d’une voix, je suis là. »Douze points d’avance sur le LierseIncontournable dans le onze de base, avec 1350 minutes disputées, soit le maximum possible, le portier bruxellois peut, qui plus est, se reposer sur une solide expérience lui servant forcément en D1B. « Plusieurs joueurs découvraient le championnat en début de saison. Mon rôle, ainsi que celui de cadres de la D1B (Ruyssen, Rommens) était de les aiguiller, de les conseiller. On prend notre rôle à cœur. »Et mine de rien, le temps passe pour Sadin qui, face à Seraing, aura vécu sa 100 e rencontre dans les cages du RWDM, avant d’être récompensé lors de sa 101 e , face au Lierse (voir photo). Une dernière rencontre en 2020 résultant sur un succès et offrant douze points d’avance sur les Lierrois. De quoi aborder la course au maintien sereinement. « C’est un joli pactole mais nous n’avons aucunement le droit de nous reposer sur nos lauriers. Toutefois, c’est un soulagement de pouvoir bénéficier de douze unités de plus que nos principaux concurrents. Il sera tout aussi primordial de bonifier ces unités en poursuivant le récent travail et en prestant au second tour comme lors des deux derniers matches. »Deux derniers duels ayant rapporté six points avec la présence de Vincent Euvrard sur le banc. Le coach des Bruxellois semble déjà avoir imprimé sa patte sur le jeu de son équipe. « Dès les premières séances, on a vu de nouveaux joueurs à l’entraînement », glissait Anthony Sadin. « Certains ne s’étaient plus entraînés de la sorte depuis longtemps… En tout cas, il a apporté son expérience, son schéma de jeu et sa méthode de travail. Et cela marche jusqu’à présent. »La suite demeure toutefois une grande inconnue. Mais une chose est certaine : le RWDM pourra se reposer sur les épaules de son portier.

Le RWDM a tout en mains pour se maintenir

En quelques mois seulement, le RWDM a fait le grand saut, passant du football amateur au monde professionnel, sans faire de fioritures. Visant avant tout le maintien en fin de saison, la direction a choisi de recruter en nombre tout au long de l’été afin d’atteindre son objectif en fin de saison.À mi-parcours, force est de constater que les Molenbeekois sont dans d’excellents temps de passage, possédant douze unités d’avance sur le Lierse depuis le succès acquis samedi dernier (1-0). Des Lierrois qui, sur papier, sont les principaux concurrents du RWDM dans cette course au maintien qui verra une formation rejoindre le football amateur au terme des 28 matches du championnat.Écartant Laurent Demol en cours de saison, la direction a choisi de s’appuyer sur les connaissances de Vincent Euvrard, coach émérite de cette série ayant fait des merveilles à OHL et au Cercle. Et c’est peut-être ce changement d’entraîneur qui permettra au club de verser définitivement dans le professionnalisme. Un mécanisme enclenché avec l’arrivée de joueurs cadres de D1B (Rommens, Rocha) d’abord, d’un directeur sportif passionné -Julien Gorius- et qui connaît le monde ingrat du foot pro ensuite, et celle d’un coach confirmé, enfin. Autant d’éléments qui portent à croire que le matricule 47 a désormais tout entre les mains pour assurer son avenir au sein de l’antichambre de la D1A.D’autant que sur la pelouse, semaine après semaine, les Molenbeekois affichent un jeu de plus en plus construit, se reposant, avant tout, sur un bloc-équipe bien en place. Une qualité nécessaire dans leur quête du maintien…

« Il faudra dégraisser durant le mercato »  

Thierry Dailly analyse sans détour la première partie de saison du RWDM et évoque le futur du club

Alors que les joueurs molenbeekois profitent d’un repos bien mérité après des mois très intenses, nous avons rencontré Thierry Dailly, le président du RWDM, qui tire le bilan de cette première partie de saison. Comme à son habitude, il se livre sans concession, abordant au passage l’impact de la crise sanitaire sur son club et évoquant certaines perspectives d’avenir. Entretien.  

Président, que retenir de cette première partie de championnat ?

On peut être satisfait, même si on a tout de même un goût de trop peu. On aurait pu accrocher quelques points en plus, notamment au Lierse, à Lommel ou contre Seraing à la maison, voire même face à Deinze. Mais des détails ont à chaque fois fait la différence. Globalement, on peut toutefois être content avec ces 22 points pris en quinze matches pour une première année en Pro League.

Des matches vous ont-ils particulièrement marqué ?

La première rencontre face à l’Union bien sûr ! On l’a gagnée 3-1, alors que cela faisait 35 ans que les deux clubs ne s’étaient plus affrontés en match officiel. Et cela, personne ne pourra plus jamais nous l’enlever. Il restera à jamais gravé dans les mémoires. En plus, c’était face au grand favori et tous ses millions d’euros. Alors que nous avons un plus petit budget. Cela démontre que, en foot, tout est toujours possible. En outre, on a eu de la chance car on avait tout de même près de 2.000 supporters présents. Cela aurait vraiment été encore plus extraordinaire avec le stade totalement rempli. On aurait pu avoir 8.000 spectateurs facilement. Lors du match retour, on est quelque peu resté sur notre faim car on aurait mérité un point sans ces deux erreurs commises. Mais la chance avec cette série avec huit équipes, c’est qu’on va encore affronter les Unionistes. Il y a un match fin janvier et on espère pouvoir redresser la barre.

Un fait marquant de cette première partie de saison, c’est le départ de Laurent Demol début décembre…

Je n’aime pas me séparer des gens. Je suis quelqu’un de fidèle. J’aime bien travailler dans la continuité et la stabilité. Mais je sens également très vite les choses. J’analyse énormément. Vu que je suis tous les jours au club, je vois les regards et les attitudes des gens. Et on ne peut pas tricher avec son attitude. Contre Lommel, j’ai ressenti quelque chose. J’ai vu l’attitude des joueurs lorsqu’on était mené 2-0. Lorsqu’un groupe se tourne le dos sur le terrain, ne se serre plus les coudes, ne s’entraide plus, c’est qu’il se passe quelque chose. Il fallait agir. Il n’y avait pas de crise mais elle allait arriver.

Votre choix s’est alors porté sur Vincent Euvrard. Pourquoi ?

Sachant qu’il avait travaillé avec Frankie Vercauteren, cela ne pouvait qu’être un excellent entraîneur. Car je connais la qualité de Frankie qui est un homme de détails, méticuleux. En plus, Vincent Euvrard est quelqu’un de sobre, qui a une bonne image, qui est jeune et Belge. Pour un club comme le RWDM, c’est important d’avoir un coach belge. Et puis, Julien Gorius (NDLR : le directeur sportif du club) a joué sous ses ordres pendant un an et le connaît donc très bien. À un certain moment, il faut savoir donner du pouvoir de décision à ses collaborateurs. C’est pour cela que je me suis entouré de gens de qualité.

Le mercato approche à grands pas. Devra-t-on s’attendre à du mouvement ?

Il faudra dégraisser. On n’a pas su le faire durant le mercato estival car les clubs amateurs ne pouvaient plus recruter après le 31 août, contrairement aux clubs professionnels (NDLR : le mercato pour les clubs de Pro League s’est exceptionnellement étendu cette année jusque début octobre). Il faudra se séparer de certains joueurs pour le côté financier, mais aussi parce qu’on a trop de joueurs qui sont du même niveau. Dans le sens inverse, si des joueurs arrivent, ce ne seront que des joueurs mis à disposition par d’autres clubs.

Au-delà de l’aspect sportif, comment s’est passée la transition du club entre le monde amateur et le monde professionnel ?

En fait, cela fait plusieurs années qu’on s’y préparait. Dès 2017, lorsque j’ai reçu les clés du stade Machtens de la part de la commune, on a commencé à investir dans les infrastructures du club. On a par exemple rénové le coin business, on a investi dans du « LED Boarding », on a refait la sécurité du stade, etc. Tout cela a été fait en avance afin qu’on ne doive pas faire cela tout d’un coup, du jour au lendemain. Et tous ces investissements ont été payés par le club. Au total, on approche des 300.000 euros d’investissement. Et cela n’est pas fini. Au niveau sportif maintenant, un gros travail de recherche de joueurs sur des plateformes virtuelles a dû être effectué durant le confinement. Et au niveau de la structure, on a renforcé celle-ci. Un team-manager est arrivé : Michaël Marcou. Il s’occupe véritablement de tout l’aspect sportif. Au même titre que Julien Gorius, notre directeur sportif. Serge Beerens, pour sa part, s’occupe désormais plus des côtés contractuel, administratif, relation avec la Pro League, etc. Au final, la seule chose vraiment négative par rapport à cette montée, et qui me peine énormément, c’est que les supporters ne puissent pas être présents. C’est pour eux que j’avais fait revivre le club. Je ne l’aurais jamais repris sans supporters, cela ne m’aurait pas intéressé. La montée en D1B était magnifique mais les matches sont au final moroses, sans ambiance. Car les fans, c’est ce qui fait la vie d’un club.

« Un manque à gagner énorme »

Peut-être encore plus que certains autres clubs, le RWDM est touché de plein fouet par la crise du Covid-19. Une crise qui oblige les clubs à jouer à huis clos depuis de nombreuses semaines, entraînant forcément un manque à gagner. Mais ce n’est pas tout puisque cette crise leur engendre également des frais importants, notamment pour respecter les protocoles sanitaires de la Pro League. « Le RWDM est un club qui vit de ses recettes, qui n’a pas de mécène qui vient avec ses millions », explique Thierry Dailly. « Nous n’avons récupéré que 65 % du budget abonnement, 0 % du budget ticketing vu que les guichets n’ont jamais pu ouvrir, ainsi que 0 % du budget des buvettes. De plus, nos sponsors sont parfois eux aussi en difficulté financière et peuvent avoir du mal à honorer leurs obligations. Ce qui fait que le manque à gagner pour le club est d’au moins 350.000 euros, ce qui est énorme. On ne sera pas en perte pour la saison 2019-2020, malgré trois mois de Covid, car on a bien géré. Cela signifie qu’on a réussi à sauver les meubles. Mais pour la saison 2020-2021, on aura des pertes comme on n’en a jamais eues depuis que j’ai repris le club. J’ai toujours été en positif mais ce ne sera probablement pas le cas cette année. Et j’attribue cela uniquement au Covid car je suis quelqu’un de très rigoureux au niveau des dépenses. J’ai horreur du gaspillage. De plus, il y a aussi eu des grosses dépenses liées aux tests Covid que j’estime à près de 75.000 euros depuis le mois de juillet. Ce qui est là aussi énorme. »La porte s’ouvre pour des investisseursEn cette période troublée, Thierry Dailly évoque également l’idée de l’arrivée de nouveaux investisseurs. « On ouvre des portes, on écoute. Mais, ce qui est très important, c’est qu’on est en équilibre financier et qu’on n’a pas de dettes. On a donc le choix de… choisir. J’estime que, pour grandir, il faut pouvoir investir. Si un nouveau partenaire financier devait arriver, le but sera d’améliorer le sportif évidemment, mais pas uniquement. C’est le club dans son ensemble qu’il devra faire grandir, évoluer. Il faudra faire évoluer la structure et engager de nouvelles personnes afin de soulager celles qui sont déjà en place et à qui je demande beaucoup. Il faudra aussi trouver des nouveaux terrains pour nos jeunes. Car parfois, nos petits sont à 140 sur un seul terrain synthétique. C’est vraiment catastrophique. Il faudra en outre améliorer les infrastructures du stade. Celui-ci est globalement dans un bon état mais par exemple, quand je vois l’état des toilettes pour nos supporters dans la tribune L’Écluse, j’ai honte. Je leur ai promis de les rénover mais je n’ai, pour l’heure, pas les budgets. Il s’agira en tout cas de quelqu’un qui a les valeurs du club. S’il est Bruxellois ou Belge, tant mieux. Mais pourquoi pas des étrangers ? Regardez où en est l’Union Saint-Gilloise aujourd’hui avec ses investisseurs anglais… »La porte est ouverte. À voir désormais si -et quand- quelqu’un s’y engouffrera.

Stelvio Cruz, premier départ du côté du RWDM.

La Division 1B est à peine entrée en hibernation que les premiers mouvements ont déjà été actés. Ainsi, c’est un premier départ du côté du RWDM, le club ayant annoncé qu’il se séparait de Stelvio Cruz. Arrivé cet été en provenance de Virton, le médian n’aura jamais trouvé sa place au sein de l’effectif molenbeekois et n’aura disputé que… 64 petites minutes de jeu en début de saison. « D’un commun accord, Stelvio Cruz quitte notre club. Nous tenons à le remercier Stelvio pour son passage au RWDM et nous lui souhaitons bonne chance pour la suite de sa carrière », expliquait le club.

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