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RWS Bruxelles: “Attendre 5 mois pour une décision, c’est trop”
RWS Bruxelles: “Attendre 5 mois pour une décision, c’est trop”

Pascal Scimè regrette de ne pas connaître le montant à l’issue du championnat

M.FA.
Alors que l’on se dirigeait vers une finale Antwerp- Eupen pour décerner le titre en D2, l’affaire « Rentmeister et Seraing » jette le trouble. Le RWS Bruxelles devrait finalement repassé devant suite à une décision de la Commission des litiges de l’Union belge même si l’appel d’Eupen est suspensif et qu’en l’état les positions restent, pour l’instant, inchangées. Mais c’est surtout le timing de cette décision qui interpelle. Pascal Scimè, suiveur attentif du foot bruxellois et commentateur avisé de la RTBF, en premier.
Le suspense était à son comble le week-end dernier. L’Antwerp était battu à l’Union tandis que le White Star et Eupen faisaient le plein. Tout le monde se retrouvait en un point à une journée de la fin. Mais dimanche soir, John Bico rappelait qu’une affaire, « l’affaire Seraing et Rentmeister », était toujours en cours et pouvait changer la donne.
« John Bico nous a dit en direct dimanche qu’il comptait sur ces deux points et que si les règlements étaient respectés, le White Star bénéficierait de deux points supplémentaires, et donc de la première place (avec 62 points pour 61 pour l’Antwerp et Eupen) », explique Pascal Scimè.
La décision est donc tombée ce mardi, propulsant l’affaire à la Une de l’actualité.
« Le communiqué de la Commission est à la fois surprenant et à la fois pas vraiment. Elle reconnaît que le service affiliation de l’Union belge a commis une erreur mais elle reconnaît aussi que malgré cette erreur, les clubs n’ont aucun droit de recours. Mais ce qui m’interpelle personnellement c’est que l’affaire date du mois d’octobre et que cela tombe au plus mauvais moment. On est en 2016 et pour un cas d’école, il a fallu attendre 5 mois. On a l’impression d’être en pleine préhistoire », poursuit le journaliste de la RTBF.
« Et comment blâmer le White Star ? », s’interroge-t-il. « J’entends les critiques mais sportivement, le White Star est devant l’Antwerp et Eupen et ne doit rien à personne. Ils n’ont perdu que deux matches à domicile. Ce qui me gène par contre, c’est la sortie de Guy Craybex (président de la Ligue Nationale de football, qui expliquait dans les médias que le « White Star est un drame pour le football »). Mais réveillez-vous ! Pourquoi attendre aujourd’hui pour dire qu’il y a des problèmes ? Il y a beaucoup d’hypocrisie dans cette affaire. »
Concernant la licence, Pascal Scimè reste persuadé que si le club étoilé gagne son match samedi, il « fera tout pour régler les détails ».
« Ce qui me gène également c’est que samedi soir, pour la dernière journée de championnat, on ne connaîtra pas le montant. »
Les probabilités de voir le RWSB en D1 ont en tout cas augmenté substantiellement. « Il faut reconnaître à John Bico qu’il avait dit qu’il serait prêt à jouer le titre cette saison. Et il a tenu parole. Que ça plaise ou non. Je pense que c’est quelqu’un d’intelligent et qu’il aura les moyens de construire une équipe à la hauteur. Sportivement, je ne pense pas que le White Star serait un oiseau pour le chat en D1. »

John Bico : « La convention sera signée tôt ou tard »

M.FA.
Alors que son club fait actuellement la Une des médias, John Bico s’est montré très serein quant à l’obtention d’un accord pour continuer à être locataire du stade Machtens l’an prochain.
« Oui, je confirme que la convention sera signée tôt ou tard. À la commune, certaines personnes ont pris conscience de notre projet lors du dernier conseil communal. La commune a aussi rappelé que le stade n’appartient à aucun club et a donc remis l’église au milieu du village. »
Et si les dossiers se bousculent sur la table du manager du club, John Bico relativise.
« Les dettes ? Ce n’est pas la nouvelle du siècle. La Division 2 est un mouroir. Des clubs de D1 ont aussi des difficultés pour obtenir leur licence mais ils finissent bien par l’avoir dans un second temps. Les dettes à régler sont ridicules par rapport aux millions que doit l’Antwerp. Je suis persuadé que les choses vont rentrer dans l’ordre. Le rapport de l’Union belge dit d’ailleurs que le club rencontre les exigences financières. L’essentiel de notre refus dépend donc du stade. Donc oui, nous sommes confiants par rapport à notre rendez-vous devant la CBAS (Cour belge d’arbitrage pour le sport) ce lundi. Nous connaissons notre dossier et nous savons quoi faire. »
Sur le litige avec Seraing, John Bico a aussi son interprétation des faits et prend le contre-pied des critiques qui touchent actuellement son club.
« Eupen et Seraing ont déposé un appel mais ce n’est rien d’autre qu’une manœuvre pour créer un choc puisque cet appel suspend la décision et le club germanophone reste donc en tête. Mais il n’y aura pas de réponse avant le 15 mai. S’ils avaient bon espoir d’avoir gain de cause, ils auraient demandé une procédure accélérée. Nous avons des documents qui prouvent que l’Union belge n’avait pas donné son accord. L’interdiction vient de la FIFA et l’Union belge n’a pas le pouvoir d’aller à son encontre. Maintenant, ça suffit de nous accuser ou d’accuser la Fédération. »

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