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L’Union se replace   dans la course au top 8
L’Union se replace dans la course au top 8

Les Saint-Gillois ont pris la mesure du RWS Bruxelles dans un derby bruxellois particulièrement tendu

MICKAËL FABRI
En prenant la mesure du RWS Bruxelles, l’Union s’est rassurée et a enfin engrangé un succès qui lui filait entre les crampons depuis le 3 février dernier et la réception du Lierse. Du côté étoilé, cette défaite tombe au plus mal alors que l’Antwerp et Eupen l’ont emporté. Le RWS Bruxelles voit donc Eupen revenir à sa hauteur et ses espoirs de titre s’envoler.
Le moins que l’on puisse écrire, c’est que si ce derby n’était pas des plus chatoyants sur la pelouse, il était au moins palpitant dans son contexte et dans son déroulement. C’est bien sûr l’enjeu de celui-ci qui laissait présager une rencontre pour le moins indécise.
D’abord pour l’Union qui devait absolument mettre un terme à sa pauvre récolte de succès en 2016 (un seul… contre le Lierse) et donc se relancer dans une course au top 8 toujours plus acharnée. Ensuite pour le RWS Bruxelles qui espérait peut-être encore secrètement venir chatouiller l’Antwerp dans la course au titre.
Au bout du compte, c’est bien l’Union qui sourit avec un succès acquis à l’arrachée face à une équipe étoilée trop timorée pour espérer venir empocher le gros lot au stade Marien.
Et si la rencontre avait tout d’un derby potentiellement explosif, il ne fallait d’ailleurs pas attendre très longtemps pour entendre les supporters saint-gillois chanter « Allez Bico, casse-toi de chez nous ! » ou encore « Woluwe shopping, Woluwe shopping ».
Voilà qui donnait le ton… Sur la pelouse, les circonstances profitaient rapidement aux Saint-Gillois puisque, une fois n’est pas coutume, ils profitaient d’une phase arrêtée pour faire la différence. Wallaert s’élevait dans les airs et sa tête trouvait la transversale avant que Kocabas ne suive l’action et place le cuir au fond des filets.
Si l’ossature unioniste était inédite avec la présence de Martens comme récupérateur aux côtés de Neels, les hommes de Marc Grosjean trouvaient la parade pour contenir les Fall et autre Joachim qui, tout au long des quarante-cinq premières minutes restaient particulièrement discrets.
En deuxième période, la partie s’est décantée avec d’abord une exclusion de Neels et puis un pressing de plus en plus insistant des Étoilés caractérisé par des occasions de Fall et Joachim à chaque fois déjouées par un Sadin des grands jours.
Finalement, l’Union a conservé son avantage jusqu’au terme de la partie, voyant le RWS Bruxelles être réduit à 10 avec l’exclusion de Soumah. Le coup de sifflet final de l’arbitre a logiquement suscité l’euphorie dans le camp unioniste tandis que les Étoilés pouvaient se montrer critiques envers l’arbitre qui n’a pas sifflé un penalty évident à la dernière seconde après une faute de Geoffrey Cabeke sur Traore.
La fin du match ne signifiait pas pour autant la fin de la récré entre les deux clubs. Dans les vestiaires, Marc Grosjean et John Bico s’évitaient et s’invectivaient même à distance. Le second parlait même du « Mourinho de Bruxelles » en parlant de Marc Grosjean qui n’était pas présent en « conférence de presse ». Le coach unioniste rétorquait avec humour qu’il était « flatté » d’un tel surnom.
La tension montait même d’un cran quand John Bico n’hésitait pas à dire sa façon de penser à Anthony Sadin qui passait par là. Le coach étoilé reprochait au gardien saint-gillois de ne faire que parler du White Star et d’ajouter d’un ton particulièrement menaçant qu’il devait faire preuve « d’humilité » et « de respect».
ENTRETIEN

Marc Grosjean

coach de l’union
Marc, quel est votre sentiment après cette victoire importante pour l’Union ?
Je dois tirer mon chapeau aux joueurs pour le travail qu’ils ont fait. On a sorti une excellente première période, même s’il a fallu un peu de temps à l’équipe pour se mettre en place avec tous les changements. Je suis aussi content que nous ayons pu marquer sur phase arrêtée.
En deuxième période, c’était plus compliqué après l’exclusion de Neels.
C’était le scénario catastrophique. Mais malgré ça, et sans prétention, je n’avais pas de doute. Ce que je craignais, c’était surtout leur force offensive et leur percussion. Sadin a sorti deux ou trois ballons déterminants et nous n’avons pas su partir facilement en contre. Je suis persuadé qu’à onze contre onze, nous aurions pu hériter de plus de possibilités pour nous exprimer.
ENTRETIEN

John Bico

coach du rwsb
1. Quelle est votre analyse de la rencontre?
Nous étions largement supérieurs à l’Union aujourd’hui (ndlr. lisez hier). C’est peut-être pour ça que le Mourinho du football belge (ndlr. en parlant de Marc Grosjean) ne souhaite pas affronter la presse. On n’a jamais autant dominé une équipe comme ça. L’Union a des joueurs de qualité mais elle s’est montrée trop frileuse. Je prends ça comme une marque de respect de notre force. Je n’ai donc pas grand-chose à reprocher à mes joueurs si ce n’est que cette dernière passe, ce dernier geste, qui aurait dû faire la différence. On n’a pas fait les bons choix. C’est dommage.
2. Le nul aurait été logique selon vous ?
Si l’arbitre avait sifflé le penalty, nous aurions eu le point du nul mais bon, c’est le football. En tout cas, l’espoir du titre est définitivement envolé. On n’y arrivera pas.
EXPRESS

Hazard était là

SUSPENDUS.

Du côté de l’Union, Grégoire Neels manquera le déplacement à Virton après avoir vu rouge face aux Étoilés tandis que Charles Morren et Jordan Massengo feront leur réapparition après avoir purgé leur match de suspension.

Du côté du RWSB, Soumah devra attendre la sanction qui lui sera infligée pour sa rouge directe alors que Samuel Fabris, lui, sera suspendu face à Seraing pour avoir pris son cinquième bristol de la saison face aux Unionistes.
CARNET ROSE.

Jordan Massengo et Fazli Kocabas sont devenus papas de deux petites filles. Félicitations à eux et aux mamans.

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