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L’Union Saint-Gilloise en stage
L’Union Saint-Gilloise en stage

Kitambala absent,  des tests et des jeunes

L’Union est partie une semaine en stage en Allemagne avec un groupe de 26 joueurs

L’Union a pris la direction de l’Allemagne pour une semaine de stage intensive. Sur place, Marc Grosjean et son staff comptent bien affûter le groupe avant une saison qui promet d’être particulièrement disputée. Sur place, on retrouve plusieurs nouvelles têtes. Passage en revue.
Après avoir repris le chemin du stade Marien il y a tout juste une semaine après des vacances bien méritées, les joueurs ont passé la vitesse supérieure puisqu’ils ont pris, ce week-end, la direction de l’Allemagne pour une semaine de stage. Un moment charnière dans la saison des Unionistes puisqu’il doit permettre non seulement d’affiner la condition physique des joueurs mais aussi contribuer à la cohésion du groupe. À ce titre, on retrouve plusieurs nouveaux visages.
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Baherlé, Saussez, Palmeri et Fixelles : les nouveaux visages attendus

Pierre-Baptiste Baherlé a réussi d’excellents tests physiques il y a quelques jours alors qu’il avait rompu son contrat en janvier dernier avec Saint-Trond. Preuve s’il en est que ce Français de 24 ans est un vrai professionnel. S’il manquera vraisemblablement de rythme pour les premières rencontres, il devrait rapidement entrer en concurrence avec les médians axiaux de l’an dernier (Massengo, Morren, Wallaert…). Sur les premières séances collectives, il a déjà eu l’occasion de montrer sa qualité de passe, surtout dans les diagonales dont il a le secret.
On a aussi retrouvé Adrien Saussez, amené à bousculer Anthony Sadin et apporter une saine concurrence entre les deux portiers. Sans oublier aussi les jeunes Palmeri et Fixelles. Ils ont été récemment transférés et il ne fait aucun doute qu’ils constitueront des alternatives crédibles en cas de pépin de l’un ou l’autre titulaire.
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Trois joueurs en test vont faire l’ensemble de la semaine de stage

Nicolas Perez (ex-Mouscron), Alexis Allart (ex-Sedan) et Eren. Voilà trois profils offensifs qui ont accompagné les Saint-Gillois en stage. Si physiquement ils accusent un retard évident par rapport à leurs coéquipiers d’entraînement, le staff sera surtout attentif à leurs qualités intrinsèques.
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Les jeunes complètent le groupe parti en Allemagne

Le staff a aussi pris la décision d’emmener avec lui plusieurs jeunes du noyau. On pense à Yassine Salah, qui devrait d’ailleurs intégrer de manière durable le noyau A de l’Union, Franquin, Tchoutang ou encore Haddadouh, lui qui était prêté par Saint-Trond l’an dernier.
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Lynel Kitambala n’est pas là, c’est le grand absent du stage

La plus grande surprise est sans aucun doute l’absence de Lynel Kitambala. Alors que les signaux paraissaient être au vert pour sa présence à la reprise, l’attaquant franco-congolais a brillé par son absence. Non seulement aux tests physiques mais donc également au stage. Le club lui avait transmis une offre de contrat et sa décision tarde. Alors que l’on pensait le voir rempiler, les jours qui s’écoulent laissent plutôt penser qu’il attend un éventuel autre défi, gardant l’offre unioniste en réserve. Une décision qui pourrait bien irriter la direction saint-gilloise qui cherche donc plus que jamais deux attaquants pour renforcer son secteur offensif.
On notera aussi que Augusto Da Silva s’est blessé au pied pendant la trêve et qu’il n’a donc pas pu faire le déplacement en Allemagne. Il devrait reprendre l’entraînement individuel mi-juillet.
PREMIÈRE FRAYEUR POUR VANDIEPENBEECK EN STAGE

« J’ai eu très peur de la déchirure »

Mal retombé sur son pied à l’issue du premier entraînement hier matin, Vincent Vandiepenbeeck a été contraint d’arrêter la séance.
Avant tout Vincent, comment va votre pied ?
J’ai eu très peur. J’ai directement pensé qu’il y avait une déchirure. Finalement, ce n’est pas le cas et je suis soulagé. J’ai mis du froid et cela va mieux.
Comme l’an dernier, le complexe est idéal pour une préparation, non ?
Les installations sont impeccables. Ce n’est pas pour rien que pas mal d’équipes, dont l’équipe nationale allemande, viennent parfois ici. Tout est mis en œuvre pour bien se préparer.
Le stage a été avancé d’une semaine par rapport à l’an dernier. Ce n’est pas plus mal pour intégrer les nouveaux.
Oui, et ça nous permet aussi de tester quelques joueurs lors de ce stage et on ne prend pas n’importe qui avec. C’est plus intéressant pour eux que de venir deux ou trois fois à Saint-Gilles pour un entraînement.
Un stage est très important dans la préparation mais il faut aussi éviter d’aller trop loin.
Le fait que nous l’ayons une semaine plus tôt fera qu’il sera sans doute un peu plus cool même si la charge sera la même. Tout le monde doit aller à fond mais sans forcément se mettre dans le rouge. Il faut parfois gérer. Je pense surtout aux joueurs expérimentés (ndlr. dont il fait partie). Un stage à l’époque n’était déjà pas facile pour moi, même si je récupérais bien. Aujourd’hui, je récupère moins bien et donc je fais les parties physiques à fond mais pendant les autres séances, il faut parfois réfléchir et doser autrement ses efforts. Même si, encore une fois, l’objectif est de progresser lors de ce stage.
L’Union aura aussi l’occasion de se tester face à deux adversaires allemands lors de stage. Les U23 de Dortmund et TSV Havelse. Qu’en pensez-vous ?
À mon avis ce sera très solide. Je me souviens de notre joute amicale face aux U23 de Brême l’an dernier au stage et ce sont de jeunes joueurs de moins de 23 qui peuvent revendiquer une place dans le noyau A. J’avais été très franchement surpris. Que ce soit par leur vista, leur vitesse d’exécution ou leur physique, c’était impressionnant. Ce sont de très bons matches pour nous et nous avons besoin de ce type de rencontre pendant notre stage.
LE STAGE MINUTE PAR MINUTE

Trois séances sur le week-end pour lancer le stage

Voici le déroulé complet du premier week-end des Unionistes dans leur camp de base allemand.
SAMEDI
15H :

le bus se gare devant l’hôtel à Barsinghausen (Hanovre). Les Saint-Gillois en descendent avec un important, et imposant, matériel de travail.

17H :

première séance sur le terrain synthétique de l’hôtel. Le tout sous la pluie, comme l’an dernier. Au programme, petits exercices physiques pour remettre les organismes en route (après tout de même 6h de trajet) suivi d’une séance collective avec ballon sur le terrain en herbe.

19H30 :

premier repas à l’hôtel avant que les joueurs ne se retrouvent dans les chambres pour regarder ensemble Croatie-Portugal (avec un Dani Morais, particulièrement heureux du dénouement).

DIMANCHE
10H :

première session intense de travail physique avec Fred De Meyer avec de la musculation et de la cardio. Le coach a ensuite pris le relais pour diriger une séance collective avec travail défensif et pressing.

13H :

repas du midi.

13 À 17H :

soins, repos et visionnage de France-Irlande.

17H :

seconde session d’entraînement de la journée avec une entrée en matière physique avant de rapidement retrouver le contact avec le cuir.

19H30 :

souper.

21H :

Hongrie-Belgique suivi avec une grande attention par les Unionistes.

Un stage entre les terrains et… la télévision

Ce stage de préparation en Allemagne est particulier pour les Saint-Gillois puisqu’il tombe en plein… Euro. Du coup, Marc Grosjean a prévu quelques adaptations dans son (copieux) programme. Résultat, les joueurs avaient le loisir de se poser devant la télévision pour certains matches. Bon d’accord, c’est vrai que le calendrier des rencontres de l’équipe belge est plutôt favorable avec un match prévu hier soir à 21h, moment généralement laissé libre par le staff. Mais alors que l’Union compte plusieurs joueurs français (Baherlé, Rajsel…), le coach a aussi repoussé l’entraînement de l’après-midi pour le mettre à 17h et laisser donc la tranche horaire 15h-17h libre (France-Irlande). Plutôt sympa.
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