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“Les chevaux et les footballeurs ont de nombreux points communs.
“Les chevaux et les footballeurs ont de nombreux points communs.

Philippe Bormans est
un homme occupé.
Entre la belle saison
en cours de son club
et des projets à plus long
terme comme la construction
du nouveau stade, le CEO de
l’Union n’a pas souvent le
temps de souffler. “Mais c’est
pourtant nécessaire, lance-t-il
au moment de nous accueillir
chez lui, à Heers, un village
coincé entre Saint-Trond et

Waremme. J’ai besoin de dé-
connecter au moins une heure

par jour en revenant du club.”

Il y parvient grâce à sa pas-
sion pour l’équitation, un

hobby qui le suit depuis tout
petit. “Mes parents avaient un
poney dans leur ferme. Vers

19 ans, j’ai commencé à faire du
profit en vendant un poney puis
en en rachetant un autre et

ainsi de suite. Le lundi, j’ache-
tais les chevaux ; le mardi, je

mettais des annonces sur Inter-
net ; le mercredi et le jeudi, je ré-
pondais aux nombreuses de-
mandes puis je planifiais des

rendez-vous durant le week-
end. Mes professeurs pensaient

certainement que j’étais très

studieux en étant aussi concen-
tré sur mon ordinateur pendant

les cours mais je n’étais pas con-
centré sur ce qu’ils pensaient

(sourire).”
CHAMPION
DE BELGIQUE

Ce qui était d’abord un sim-
ple hobby est ensuite devenu

un véritable commerce. Puis,

rapidement, Philippe Bor-
mans change son fusil

d’épaule en se rendant
compte du temps que cela lui
prend. Il décide alors de se

lancer dans l’élevage de che-
vaux de sauts d’obstacles. Dé-
sormais, sa compagne et lui

comptent près de soixante
chevaux dans leur grande
écurie de 4 000 m gérée par
trois personnes au quotidien.
Je suis bien encadré par des

gens passionnés, explique Phi-
lippe Bormans tout en jetant

un œil à l’entraînement de
César, l’une de ses pépites.
Quand je finis ma journée de

travail au stade et que je passe
Louvain sur l’E40, je pense aux

chevaux. Une fois dans les écu-
ries, j’oublie le football. J’y passe

chaque soir une petite heure et
c’est assez pour me changer les
idées.”
Il y retrouve des chevaux

qui, pour certains, ont déjà ra-
flé des titres de champions de

Belgique. C’est par exemple le
cas de Cristiano, l’un des
meilleurs éléments de la

bande, alors que certains ten-
tent aussi de se distinguer au

niveau international. “C’est
plus facile d’être champion de
Belgique avec les chevaux

qu’avec l’Union car il y a plu-
sieurs catégories en équitation,

lance Bormans. Je suis quand
même plus stressé durant un
match de foot que lors d’une
compétition équestre car j’ai
alors vingt chevaux qui vont
sauter durant deux jours. Au
football, il faut être performant
à un moment bien précis durant
90 minutes. Mais les chevaux et
les footballeurs ont tout de

même de nombreux points com-
muns : on reconnaît vite les-
quels veulent toujours plus

s’améliorer et certains veulent
plus faire carrière que d’autres.
Les blessures jouent dans les
deux cas un rôle important et

l’aspect mental n’est pas à né-
gliger. Ce sont deux milieux

qu’on peut vraiment compa-
rer.”

NÉGOCIATION
L’aspect business est aussi

présent dans les deux pas-
sions de Philippe Bormans.

Celui qui est l’un des acteurs
principaux du club lors de la
négociation des transferts
entrants et sortants de
l’Union s’occupe aussi de la
revente de ses chevaux. La
différence majeure est qu’un
cheval ne peut pas donner son
avis durant les négociations,
sourit-il. Les départs vers
d’autres écuries font partie de
la vie. À l’Union, le club est une
entreprise avec un CA et nous

prenons des décisions collecti-
ves. Dans l’écurie, je prends les

décisions par moi-même. Dans
les deux cas, j’essaye toujours
de prendre en compte l’intérêt
de l’interlocuteur. Je ne pense
pas être dur en négociations,
j’essaye surtout d’être correct.
Et j’ai appris qu’il y avait des
gens pas corrects dans les deux
milieux… Je peux dire que la
gestion de mes chevaux m’a
aidé dans la négociation de
certains transferts car je sens

mieux comment les gens réa-
gissent et fonctionnent.”

FLIGHT ET CHADLI
Au quotidien, sa passion
ne prend jamais le dessus

sur son métier. Sauf le 18 sep-
tembre dernier quand Phi-
lippe Bormans a dû être pré-
sent loin d’Eupen, où jouait

son club, pour les journées

portes ouvertes de son écu-
rie. Pour la première et la

seule fois, le CEO ratait alors

un match de l’Union… Ré-
cemment, ses deux passions

se sont à nouveau entremê-
lées quand l’un de ses che-
vaux a donné naissance à un

poulain… en plein déplace-
ment européen de l’Union à

Berlin. Un cheval est né un des
seuls jours où je ne dormais
pas à la maison. J’ai reçu une
notification sur mon téléphone
me prévenant qu’un poulain

allait naître. J’ai envoyé en ur-
gence mon père, qui a parfaite-
ment géré la situation. Ce

soir-là, nous avions été bloqués
à l’aéroport après notre match
à Berlin et avions dû rester une
nuit de plus en Allemagne. Si

nous avions pu décoller, je se-
rais arrivé juste à temps pour

la naissance. Pour l’anecdote,

vu que le nom du poulain de-
vait commencer par un ‘F’, ma

compagne a proposé qu’on

l’appelle ‘Flight’en lien avec no-
tre vol raté. Il y en a un qui est

né durant un match des Dia-
bles rouges et qu’on a appelé

Chadli. J’avais aussi un cheval
nommé Niakaté mais il est
parti, comme l’ancien joueur
de l’Union (NdlR : Youssoufou

Niakaté, qui joue actuelle-
ment à Ettifaq, en Arabie

saoudite). Je n’ai pas beau-
coup d’imagination pour trou-
ver des noms, donc je laisse

cela à ma compagne.”

COMPÉTITION
INTENSE
À l’image de l’Union, qui
attaque la dernière ligne
droite du championnat, les

chevaux de Philippe Bor-
mans sont actuellement lan-
cés dans six mois de compé-
tition intense jusqu’à la fi-
nale du championnat de

Belgique en août. Une pé-
riode durant laquelle l’an-
cien directeur exécutif de

Saint-Trond sera en plein

mercato estival. Avec tou-
jours ses chevaux qui l’atten-
dront à un jet de pierre de

son domicile pour se chan-
ger les idées. Les voir me per-
met de revenir au club le lende-
main avec de nouvelles idées

en cas de blocage d’une situa-
tion dans un dossier, conclut

Philippe Bormans. Je suis per-
suadé qu’il faut se mettre à

100 % dans son hobby même s’il
me cause aussi pas mal de
stress. C’est ce dont j’ai besoin

car cela remet tout en perspec-
tive. Si je n’avais pas cette pas-
sion pour les chevaux, je ne

pourrais pas faire mon job
comme je le fais actuellement.”

Geraerts :
“On sait que
la pression
va augmenter”

T ous les voyants sont au
vert à l’Union. En course

pour une historique demi-fi-
nale d’Europa League, le club

bruxellois est bien placé dans
la roue de Genk en vue de la

lutte pour le titre. Avec seule-
ment trois points de retard

sur les Limbourgeois, les
hommes de Karel Geraerts
veulent rêver du sacre en fin
de saison. “Nous devons viser le

plus haut possible tout en gar-
dant les pieds sur terre, avance

le T1 unioniste. En début de sai-
son, beaucoup pensaient que la

saison de confirmation allait
être difficile. Finalement, nous
sommes déjà qualifiés en
Champions playoffs tout en

ayant atteint les quarts de fi-
nale de l’Europa League et la de-
mi-finale de Coupe de Belgi-
que… Il faut bien voir tout ce

qui a déjà été réalisé, on ne
nous l’enlèvera pas.”

Geraerts le sait : arrivera le
moment où l’Union ne
pourra plus se cacher. D’ici là,
l’équipe doit tout faire pour
ne pas perdre de points en
route face à des “petits”

comme cela a été le cas la sai-
son dernière. Pour ensuite at-
taquer les playoffs dans les

meilleures conditions possi-
ble. “On sait que la pression va

augmenter lors des prochaines

semaines, avance Geraerts. Les

joueurs savent qu’on va beau-
coup plus parler de l’Union

dans la dernière ligne droite

mais ils sont très relax par rap-
port à cela. Mon groupe est im-
patient d’attaquer cette pé-
riode.”

Certains joueurs font déjà
beaucoup parler d’eux à

l’étranger. C’est le cas de Vic-
tor Boniface, qui intéresse des

clubs de la trempe du Milan
AC ou de Naples. C’est aussi le

cas de Geraerts, qui a récem-
ment reçu le trophée Ray-
mond Goethals décerné au

meilleur entraîneur belge.
“J’étais fier d’avoir remporté
ce prix mais je suis resté calme,
avance-t-il. De l’intérêt pour

moi ? C’est possible que cela ar-
rive mais cela ne me perturbe

pas. C’est pareil avec les
joueurs : il y aura de l’intérêt vu

nos performances mais ils sau-
ront gérer cela intelligemment.”

L’entraîneur de l’Union est
aussi revenu sur l’éviction de
Loïc Lapoussin de la sélection
malgache. Le joueur de 27 ans

avait été mis de côté par le dé-
sormais ex-sélectionneur Ni-
colas Dupuis pour “comporte-
ment inadapté”. “J’ai pu parler

avec la Fédération malgache,

avec le coach de l’équipe natio-
nale et avec Loïc, explique Ge-
raerts. Je soutiens Loïc à 100 %.

Pour moi, il n’a pas fait d’er-
reurs et a été correct. Je ne veux

pas rentrer dans les détails de
l’histoire mais il n’y a en tout

cas aucune raison de le sanc-
tionner.”

Pour le coach, l’affaire est
close et le début d’incendie a
été éteint. Une nouvelle
preuve que tous les voyants
sont bel et bien au vert à
l’Union.

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