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Les 8 membres du CA de l’Union démis
Les 8 membres du CA de l’Union démis

Ce lundi soir, alors que les Diables rouges se qualifiaient au forceps contre le Japon, cela bougeait – encore – en coulisses du côté de l’Union. Le conseil d’administration a enregistré les démissions de son conseil d’administration. Les huit administrateurs ont été démis et remplacés par trois nouveaux administrateurs. Un CEO devrait être désigné dans les prochains jours pour assurer la présidence du club saint-gillois.

L’avocat et ex-administrateur, Didier De Quévy, s’inquiète pour l’avenir du club saint-gillois 

football – division 1b 

On y voit plus clair au niveau de la structure du club unioniste. Ce lundi soir, « Langford Limited », la société créée sur fonds propres par Tony Bloom pour gérer l’Union Saint-Gilloise a tenu sa première assemblée générale. Les anciens administrateurs ont remis leur démission, à savoir, l’ancien président Alain Vander Borght, Anthony Weemaels, Michael Piette, Abdel Borak, Didier De Quevy, Michel Cornelis, Dominique Deprêtre et Alexandre Jacobs. Ils auraient en réalité été démis. « Nous étions archi-minoritaires. Le groupe anglais qui a repris l’Union a décidé de se séparer des administrateurs », confirme Didier De Quévy, ex-administrateur.

Trois nouveaux administrateurs ont été nommés. Paul Mullen, le manager opérationnel de Brighton & Hove Albion, le club du président Bloom, en fait partie ainsi que Rudolf Kerten, un Néerlandais, spécialiste du scouting. Enfin, Jean-Marie Philips complète ce trio. Ce dernier était déjà à l’Union mais dans un rôle de conseiller du conseil d’administration. Il aura désormais un plus grand pouvoir décisionnel. Enfin, un CEO qui chapeautera le conseil d’administration doit débarquer endéans les dix jours. Son nom n’est pas encore connu.

Inquiétude pour l’avenir

Didier De Quévy est issu d’une longe lignée d’unionistes, une passion qui se transmet de pères en fils. D’ailleurs, le père du célèbre avocat, a été, en son temps, président du club de football. « Cela fait près de 65 ans que les De Quévy sont à l’Union

», fait remarquer Didier De Quévy. Pour le pénaliste bruxellois, la pilule est dure à avaler. « Ce n’est pas le fond qui me pose problème mais la manière. On nous a démis sans rien nous dire, nous pensions assister à une assemblée générale ordinaire », explique notre interlocuteur. Quant aux raisons qui auraient poussé l’actionnaire majoritaire à se séparer des anciens administrateurs, Didier De Quévy a sa petite idée. En effet, les membres du CA avaient des inquiétudes quant à la direction que prend le club. « On s’est inquiété de la faiblesse des joueurs français, l’internationalisation du club et des modes de transfert », cite Me De Quévy. « Je ne comprends pas comment on peut acheter un joueur de 34 ans, lui faire signer un contrat de 5 ans et le payer 8.000 euros », nous explique-t-il.

« Je suis déçu d’avoir abandonné l’Union, inquiet de ce qu’elle va devenir

», nous confie l’avocat.

Des possibles poursuites

Selon lui, plusieurs administrateurs pourraient se retourner contre le club. « Nous examinons nos options, d’autant plus que nous avons été « jetés » sans rien dire, sans contre-partie financière. »

Nous avons contacté le club qui n’a pas souhaité faire de commentaire sur l’assemblée générale de lundi soir.

 

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