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Le White Star est-il voué à disparaître ?
Le White Star est-il voué à disparaître ?

La résiliation de la convention pour le stade met en péril l’obtention de la licence et l’avenir du club.

John Bico est à la recherche d’une solution à cette crise.

Botella

Si le RWS Bruxelles a assuré son maintien en Division 1B de bien belle manière, son avenir est en péril. La convention qui liait le club à la commune pour le stade Machtens a été résiliée. Et sans stade, le club peut faire une croix sur sa licence.

Nous vous l’annoncions dans notre édition d’hier : la convention qui liait le RWS Bruxelles à la commune a été résiliée par cette dernière. Dès lors, deux options s’ouvrent au RWS Bruxelles : signer une nouvelle convention avec la commune ou changer de stade.
Si elle a été fortement envisagée à un moment avec des prises de contact pour le stade Roi Baudoin, la seconde option entraînerait le rejet de la demande de licence des Étoilés.

« Le dossier du White Star est en délibéré », nous confie Nils Van Brantegem, membre de la commission des licences. « Mais comme dans un jugement, le club ne peut pas ajouter de nouveaux éléments au dossier une fois la clôture des débats. »
Autrement dit, si le club n’avait pas déjà un accord pour occuper un autre stade lors de la remise de son dossier, celui-ci sera rejeté et les Bruxellois se retrouveront en D1 amateure au mieux.

Plusieurs options peuvent être envisagées dans le cas d’un déménagement du RWS Bruxelles.

1. Le stade Roi Baudoin comme pour l’Union SG
C’est la première option creusée par les dirigeants du RWS Bruxelles. Cependant, vu l’accord obtenu par l’Union Saint-Gilloise pour l’occupation du stade Roi Baudoin, le White Star s’est heurté à un non catégorique de la part de la Ville de Bruxelles.
2. Le Parc Astrid dans une collaboration avec Anderlecht
Pour rester dans Bruxelles, John Bico pourrait envisager un partage de stade avec Anderlecht. Une option qui paraît d’autant plus douteuse que le RSCA avait déjà refusé de partage son stade avec l’Union.
3. Le stade Leburton et un partage avec le club de Tubize
Tubize étant le club de Division 2 le plus proche de Bruxelles avec Louvain, cette option a pu être envisagée. Mais pour Josselin Croisé, directeur général des Sang et Or, aucun contact n’a été fait dans ce sens. « Dans l’absolu, je ne vois pas de souci à une cohabitation entre deux clubs », nous confie-t-il. « Mais je ne suis pas sûr que le club de Tubize soit le plus approprié pour cela. Nous avons déjà du mal à jouer nos matches sur notre propre terrain.
4. Louvain, Malines, Mouscron, Saint-Trond, etc.
Ce ne sont pas les options qui manquent à ce niveau. Marc Faes, CEO de Malines, rejette pour sa part une cohabitation.
« C’est totalement impossible chez nous pour des raisons de sécurité », nous dit-il. Mais il reste encore plusieurs stades en Belgique qui pourraient faire l’affaire.
Si la résiliation de la convention a été votée par le collège des bourgmestre et échevins, ce vote n’a pas été unanime. Ahmed El Khanouss (cdH), échevin des sports de la commune, s’opposait en effet à ce que le club soit mis dehors.
« Je trouve cela dommage car dans ce conflit, les grands perdants seront les jeunes de la commune de Molenbeek », déplore ce dernier. « Il ne faut pas oublier que 600 jeunes font partie des équipes du club et que 300 sont en catégorie élite. Et ceux-ci ne pourront pas continuer. Cette décision a été prise malgré tous les problèmes que nous avons eus avec les supporters du RWDM. Je pense que c’est une erreur grave, d’autant que le White Star invitait à trouver une solution. En tant qu’échevin des sports, je suis déçu. D’autant que ce club ne représente pas la diversité de la commune et compte deux entraîneurs renvoyés du FC Brussels pour des faits de racismes. »

Françoise Schepmans, la bourgmestre de Molenbeek, a également tenu à remettre l’église au milieu du village.
« Nous avons constaté de nombreux manquements à la convention et à un moment, il faut pouvoir dire stop », lance-t-elle. « Par contre, je reste ouverte à la signature d’une nouvelle convention si le White Star change d’attitude. Mais le club a une attitude peu respectueuse dans la presse. »

 

Le RWS Bruxelles incendie la commune dans un communiqué

Le club bruxellois n’a pas tardé à réagir à la résolution de la convention par la commune. Via un communiqué, les Étoilés prennent « acte de a décision de Françoise Schepmans de mettre un terme a la Convention d’Occupation et de Partenariat (sic) nous liant à la commune de Molenbeek-Saint-Jean. »
Ils fustigent également la bourgmestre, coupable selon eux de « mettre en péril les finances de la commune » et estiment que « l’histoire retiendra le nom de ceux qui auront poussé au déclin du sport molenbeekois avec le risque que l’oisiveté provoque chez certains jeunes privés de football, des décisions regrettables. »
Le club annonce également une conférence de presse lundi prochain pour communiquer ses décisions pour l’avenir.

LE POINT DE VUE DU RWDM

« Nous voulions cohabiter »

Du côté du RWDM, on ne versait pas dans l’euphorie avec l’annonce de la résolution de la convention.
« Nous le crions haut et fort depuis des mois, nous n’avons jamais demandé que le White Star soit mis dehors », pointe Thierry Dailly, manager général du RWDM. « Aujourd’hui, la commune a fait une évaluation et s’ils rompent la convention, c’est qu’ils ont des arguments pour le faire. De notre côté, nous ne demandons qu’à jouer au foot en toute sérénité et à progresser avec notre club. »

Pour autant, le dirigeant molenbeekois estime que son club a les reins assez solides pour accueillir les jeunes du White Star si cela s’avère nécessaire. « Nous avons des entraîneurs avec 20 ou 30 ans d’expérience, ce ne sera donc pas un souci », avance-t-il. « Pour autant, nous avons toujours voulu une cohabitation avec M. Bico. On ne se permettrait pas de demander leur départ. Le problème vient de l’autre côté. On nous a traités d’imposteurs ou d’envahisseurs. »

Enfin, Thierry Dailly réfute les accusations de racisme proféré par Ahmed El Khanouss (voire ci-contre). « Il fait du communautarisme et il revient toujours avec la même chose. Aujourd’hui, nous avons des coaches de toutes les origines et aucun entraîneur qui a été concerné par des affaires de racisme. »

OLIVIER EGGERMONT AVEC T.L.

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