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“Le projet de Reims coche toutes les cases”
“Le projet de Reims coche toutes les cases”

L’Union et Reims doivent cependant encore trouver
un accord autour du transfert de Teddy Teuma.

T eddy Teuma n’a jamais été du
genre à se cacher. Durant
toute la durée de son passage

à l’Union, le joueur de 29 ans a tou-
jours pris ses responsabilités sur

ou en dehors du terrain. En étant
souvent le premier à s’adresser à la
presse dans les moments les plus
compliqués, sans jamais utiliser la
langue de bois.
Plusieurs jours après la cruelle
fin de saison, et alors que son nom

agite le mercato estival, l’interna-
tional maltais a directement ac-
cepté la demande d’interview. Et

ainsi revenir, juste avant Malte-An-
gleterre de ce vendredi, sur la dé-
ception du titre perdu, mais sur-
tout sur son futur qui se profile de

plus en plus loin de l’Union Saint-
Gilloise…

Après la cruelle fin de saison de
l’Union, est-il facile de se replonger
dans des matchs internationaux ?
“Juste après la rencontre face à

Bruges, je n’aurais jamais cru pou-
voir rejouer un match dans un si

court laps de temps. Mais je reste un

passionné et le football me man-
quait déjà après seulement deux

jours de pause. J’ai besoin de retour-
ner sur les terrains pour passer à

autre chose. Jouer face à l’Angleterre
est une bonne façon de tourner la
page. Même si nous avons vécu une
énorme déception que je n’oublierai

jamais, cela va me permettre d’ava-
ler la pilule plus facilement.”

Dans quel état d’esprit étiez-vous
lors des jours qui ont suivi le match
face à Bruges ?
“Je n’arrivais pas à trouver les
mots. Pendant plusieurs jours, je n’ai
pas réussi à fermer l’œil. C’était
compliqué, car beaucoup de gens
m’appelaient pour me demander ce
qui était arrivé et comment c’était
possible d’être passé à côté du titre.
C’est quelque chose d’incroyable qui

s’est déroulé, mais dans le mauvais
sens… Cela fait partie du destin et il
faut l’accepter.”
Votre sortie sur blessure a-t-elle
influencé le résultat final ?
“Je n’ai pas analysé la rencontre,
ce serait d’ailleurs impossible pour
moi de regarder à nouveau les
images. Mais c’est la question que je

me suis posée directement après le
coup de sifflet final : qu’est-ce qu’il se
serait passé si j’étais resté sur le
terrain plus longtemps ? J’avais la
sensation que nous étions proches
du 2-0 avant ma sortie puis plus
proches du 1-1 après ma sortie.
Depuis le banc de touche, je voyais
que l’équipe était moins fluide et
moins sereine… Pendant deux jours,

cela a été ma plus grande interroga-
tion : pourquoi je suis allé dans ce

duel qui a causé ma blessure ?”
Comment réussir à repartir de l’avant

après une telle claque ?

“Même si c’était moins doulou-
reux, nous avons vécu la même

chose la saison dernière et nous
avons réussi à nous relever. Cette
saison, je ne vais pas dire que nous
n’avons jamais cru au titre, mais
nous ne nous faisions pas de films,

car nous n’avons jamais été pre-
miers. Ce n’est qu’à 1-0 face à Bruges,

quand nous avons compris que Genk
menait aussi au score, que nous y

avons réellement cru. Avant la dou-
che froide qui nous empêche de

réaliser le rêve ultime… Après, si on
tire le bilan, il reste très positif avec
une demi-finale de Coupe, un quart

d’Europa League et une participa-
tion à la course au titre.”

Quel regard portez-vous sur le futur
de l’équipe à court terme ?
“Vu la situation, certains joueurs
vont inévitablement avoir envie
d’aller voir ailleurs. Mais la direction

a une bonne stratégie de recrute-
ment qui lui permet de compenser

les départs. Après les départs d’Un-
dav et de Vanzeir, les dirigeants

m’avaient dit qu’ils trouvaient tou-
jours des solutions et cela a été le

cas. Je ne me fais pas de tracas pour
la saison prochaine.”

Dans votre cas, il est difficile
de vous imaginer avec le maillot
de l’Union la saison prochaine…
“À l’heure actuelle, cela ne dépend
pas de moi. C’est l’Union qui a les

clés. Je préférerais que cela se ter-
mine bien et qu’on se remercie pour

le travail accompli. Je ne dirais pas
que rester à l’Union serait un échec,
mais cela me blesserait dans mon
ego. J’ai tellement donné à ce club
que j’aimerais que la direction me
remercie et accepte un probable
départ.”
L’Union a refusé une première offre
faite par Reims : le projet rémois est
le plus concret ?
“C’est un projet qui coche toutes
les cases, aussi bien sportivement
que financièrement. La direction de

Reims m’a fait comprendre qu’elle
recherchait un joueur expérimenté
capable d’encadrer les plus jeunes.
J’ai eu une discussion très positive
avec Will Still (NdlR : l’entraîneur
de Reims). Je lui ai expliqué que

j’avais besoin de garanties en chan-
geant de club et d’être sûr de savoir

où je mettais les pieds. Still connaît

le championnat belge et mes quali-
tés. J’ai donné mon accord, mais les

deux clubs doivent ensuite trouver
un terrain d’entente. Ils sont en
pourparlers, mais rien n’est fait.
Rennes ? C’était moins concret que
Reims, il s’agissait de bruits de
couloir.”
Il y a peu, vous nous expliquiez avoir
une préférence pour un autre club du
championnat de Belgique au sein
duquel vous êtes connu et reconnu :
vous avez changé d’avis depuis lors ?
“En Belgique, je ne vois aucun club

qui pourrait me donner sportive-
ment plus que ce que j’ai connu à

l’Union. Ensuite, je ne me vois pas
aller dans un club très huppé où je
dois refaire mes preuves. À presque
30 ans, je n’ai plus le temps pour
cela. Je préfère rejoindre un club du
milieu de tableau de Ligue 1 où je
pourrai être un cadre. Je veux garder
le même statut qu’à l’Union, car c’est
cela qui me rendait performant sur
le terrain. Si toutes les conditions
sont réunies, ma préférence va donc
vers la France. J’espère que c’est ce
qu’il va se passer, car c’est une trop
belle opportunité pour moi.”
Avez-vous peur que l’Union fasse
durer les négociations pour retirer
le plus d’argent dans votre transfert ?
“Je ne l’espère pas. J’espère qu’il y
aura au contraire un respect mutuel
et que le club comprend que je ne
fais pas un choix sur un coup de
tête. J’arrive à la fin d’un cycle avec

l’Union et j’ai bien pesé le pour et le
contre. Je suis très attaché au club,
d’autant plus en tant que capitaine,

mais avoir l’opportunité de retour-
ner en France est quelque chose

d’extraordinaire. S’ils ne peuvent pas
m’offrir les mêmes conditions que
des clubs de Ligue 1, j’espère qu’ils
me remercieront et que je pourrai
sortir par la grande porte sans aller
au clash avec un club pour lequel
j’ai un énorme respect.”

Avez-vous déjà fait vos adieux
à vos coéquipiers ?
“Honnêtement, non. Que je parte
de l’Union ou non, j’ai la sensation
que je reverrai de toute façon les
joueurs avec lesquels j’étais très
proche. Je suis toujours en contact
avec l’équipe. Et si mon départ se
fait dans de bonnes conditions, il y
aura certainement la possibilité
pour moi de revenir au club pour

par exemple donner un coup d’en-
voi. Cela me ferait vraiment plaisir.”

“À Malte, ils préféraient
diffuser l’Union qu’Arsenal
ou United”

Le joueur de l’Union n’a pas encore mis un terme
à sa saison : avec Malte, Teddy Teuma va affronter
l’Angleterre.

P endant que certains

joueurs de l’Union profi-
tent de vacances bien mé-
ritées, d’autres sont encore sur le

pont. C’est le cas d’Ismaël Kan-
douss, qui a joué son premier

match avec l’équipe nationale
marocaine lundi soir, mais aussi
de Teddy Teuma. Avec les duels à
venir face à l’Angleterre et contre
l’Ukraine, l’international maltais
pourrait même faire grimper
son total de matchs joués cette
saison à… 54 ! “La saison n’a pas
été trop longue mentalement, car

elle a été chargée d’émotions sur-
tout positives, explique le capi-
taine de l’Union. Mais je sens que

c’est plus compliqué physiquement

avec des petites blessures qui par-
tent plus difficilement. Je n’ai

d’ailleurs pas encore récupéré à
100 % depuis ma sortie sur blessure
face à Bruges. Je fais le maximum
pour être prêt pour vendredi. Et si
je ne suis pas à 100 %, j’espère au
moins pouvoir monter au jeu.”

Car l’affiche est plus qu’allé-
chante pour une équipe de

Malte qui vient de battre le
Luxembourg en match amical.
C’est l’Angleterre, avec ses stars

comme Kane ou encore Rash-
ford et Grealish, qui se déplace

sur l’île dans le cadre des qualifi-
cations pour l’Euro 2024. “Ce sont

des matchs phares qu’on veut tous
jouer même si nous savons que
nous n’avons quasiment aucune
chance de gagner, sourit Teuma.
Notre objectif est de montrer à tout
le monde qu’on mérite mieux que
notre classement FIFA actuel
(NdlR : 172e
position) et qu’on peut
rivaliser avec certaines équipes
mieux classées que la nôtre. On
veut mettre fin à cette étiquette de
petite nation qui encaisse douze
buts par match.”
. Fierté envers Teuma
Même s’il n’a que 29 sélections
au compteur, Teddy Teuma est le
taulier d’une équipe dont aucun
joueur ne dépasse une valeur
marchande de 400 000 euros

pendant que l’Unioniste vaut en-
viron 5 millions d’euros d’après

Transfermarkt. “Je suis vu comme
quelqu’un de spécial qui a réussi à
percer dans un bon championnat.
Il y a une certaine fierté de voir un
Maltais jouer une compétition
européenne. D’ailleurs, les Maltais
sont tous devenus des grands fans

de l’Union : pendant l’Europa Lea-
gue, ils avaient la possibilité de re-
garder les matchs de Manchester

United ou d’Arsenal, mais ils préfé-
raient diffuser l’Union.”

Avant de certainement devoir
brancher leur télévision sur les

matchs de Ligue 1 la saison pro-
chaine…

Leysen signe à l’Union

Après Elton Kabangu, l’Union Saint-
Gilloise a officialisé l’arrivée de Fedde

Leysen, défenseur belge de 19 ans.
Le gaucher avait rejoint le PSV il y a
trois ans passant des U17 jusqu’aux
U21 d’Eindhoven. Cette saison, il était
un titulaire indiscutable au sein de la
défense de Jong PSV qui a terminé à
la 14e

place de la D2 hollandaise. Arri-
vé gratuitement à Bruxelles, Leysen a

signé un contrat jusqu’en juin 2026

avec une option d’un an supplémen-
taire.

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