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José Jeunechamps va durcir le ton
José Jeunechamps va durcir le ton

José Jeunechamps prend, jusqu’en fin de saison, le relais d’Aleksandar Jankovic. Avec un discours beaucoup plus direct et moins léché mais aussi des méthodes de travail plus musclées.

Franc du collier et bourreau du travail, l’ancien adjoint de Cartier et Riga a déjà pris certaines mesures 

Standard 

Le regretté Dominique D’Onofrio aurait fêté, ce mardi, son 64 e anniversaire. C’est sûr, José Jeunechamps (49 ans) y pensera en franchissant, ce matin, la grille de l’Académie Robert Louis-Dreyfus, parce que c’est l’ancien

coach et directeur sportif du Standard, décédé il y a quatorze mois déjà, qui lui a mis le pied à l’étrier. En lui permettant d’abord de prendre en charge les Espoirs rouches, de 2007 à 2012, avant de devenir, à Metz, l’adjoint d’Albert Cartier puis de José Riga. « J’ai eu la chance d’apprendre le métier auprès de gens fabuleux, qui étaient capables de passer une journée entière à préparer un seul entraînement », dit l’intéressé, qui fait référence à la relation qu’il avait avec Tomislav Ivic, Dominique D’Onofrio, Michel Preud’homme et Laszlo Bölöni. « Ce sont des choses que j’ai vues, que j’ai été habitué à vivre. Je ne vois pas le métier autrement. »

À la base de l’éclosion de joueurs comme Eliaquim Mangala, Mehdi Carcela, Michy Batshuayi et Paul-José Mpoku, qui le considérait comme son père, José Jeunechamps est ce qu’on appelle un autodidacte, à qui Bruno Venanzi avait proposé, il y a quelques semaines, un autre challenge, celui d’à nouveau entraîner les Espoirs

la saison prochaine et d’assurer la direction sportive du centre de formation. Ce que le technicien sprimontois, au chômage depuis son départ du RFC Seraing à la mi-novembre 2016, avait accepté, même s’il voyait davantage la suite de sa carrière au sein d’un staff technique professionnel, où il se sent le plus à l’aise et de loin le plus utile. Ce qu’il tentera de démontrer durant le mois à venir, à la tête d’un effectif appelé à encore disputer sept matches de Playoffs 2. Ou plus, parce que s’il sait qu’il ne pourra tout changer en un coup de cuiller à pot, Jeunechamps, exigeant et boulimique, attendra d’Alexander Scholz et ses équipiers qu’ils jouent enfin le jeu à fond.

À 16 heures désormais

C’est qu’à partir de ce mardi, pour des joueurs qui ont dans l’échec du Standard une grosse part de responsabilité, le contraste risque d’être saisissant. Là où Jankovic avait un discours apaisant, trop lisse par moments, Jeunechamps privilégiera,

lui, le langage cru et direct qui demeure sa marque de fabrique. Avec l’énorme avantage de pouvoir dire tout ce qu’il pense, quitte à heurter, sachant qu’il n’est là (en principe) que jusqu’au 19 mai et que dans ce contexte-là, la diplomatie, les calculs et le copinage ne feront pas partie de son mode de réflexion.

Se décrivant lui-même comme un impatient, il a déjà pris hier, avant même son intronisation, une première décision, en décrétant que le deuxième entraînement de ce mardi, initialement programmé à 14h30 (c’était le timing de Jankovic), serait postposé à 16 heures. Parce qu’il estime qu’entre la fin de la première séance, dispensée à 10h30, et la deuxième, les joueurs n’ont pas le temps de digérer et de se reposer. C’est ainsi aussi qu’avant les matches à Sclessin au minimum, les mises au vert risquent de refaire leur apparition à Sclessin. « J’ai été élevé à la dure et mes parents m’ont inculqué certaines valeurs comme le travail »

, dit cet ancien gardien de but qui a milité jusqu’en division 3 avec Waremme, bourreau de travail et véritable passionné de ballon rond, qui s’était jadis présenté à Albert Cartier en disant qu’il n’était « pas là pour être un béni-oui-oui et porter les cônes à l’entraînement », mais pour donner son avis et « l’emmerder ». « Mais ce que je déteste par-dessus tout, c’est la défaite », dit-il. Il y a donc du pain sur la planche…

 

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