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Humilié par son voisin
Humilié par son voisin

Les “Ici, c’est Saint-Gilles” tranchaient avec les huées. D’un côté, les Unionistes faisaient la fête en portant haut le héros Niakaté, auteur d’un triplé, de l’autre les Mauves pleuraient à chaudes larmes en applaudissant l’équipe visiteuse.

Autant sur le terrain qu’en tribune, l’Union Saint-Gilloise a donné la leçon à Anderlecht. Le bloc de 1.500 supporters, qui pouvaient compter sur l’appui de pas mal de fans Jaune et Bleu disséminés en tribune anderlechtoise, a mis le feu au derby. Entre bonne ambiance et gentille provocentre voisins.

Sur le terrain, le match a répondu aux attentes : de l’engagement, des occasions et du suspense jusqu’à la 75e minute et le break de l’Union. Comme si le scénario devait être romanesque, et qu’il était écrit que le Petit Poucet saint-gillois devait terrasser l’ogre anderlechtois.

Peut-on expliquer cette élimination précoce par le bon niveau du club de D1B ou par la mauvaise prestation des Mauves ? Un peu des deux. Mais surtout la deuxième option.

Quand un club réussit à battre le Standard mais pas deux équipes comme Trnava et l’Union, ça en dit long au niveau de la motivation mais également du fond de jeu.

Les Mauves semblaient aussi apathiques que leurs supporters en fin de rencontre. Sur et en dehors du terrain, il n’y a pas eu cette étincelle pour porter l’équipe comme ce fut le cas face au Standard.

À 0-2, les tribunes ont doucement commencé à se vider. Un signe de déception autant que de ras-le-bol alors que les fans voyaient les joueurs traîner la patte et continuer à avancer vers le but adverse. Sans idées.

L’Anderlecht de ce jeudi a une nouvelle fois affiché ses manquements.

On cherche encore les instants de créativité des Mauves. On ne compte plus les approximations, les haussements de bras de joueurs sans solution et les passes loupées.

La défense, elle, continue d’offrir des cadeaux. En début de saison, c’était un par match. Ici, elle s’est trouée trois fois avec à chaque but son ou ses coupables. “Nous encaissons sur des erreurs individuelles”, avait dit Hein Vanhaezebrouck. À l’inverse de ses joueurs, il ne s’est pas trompé.

Difficile de parler d’autre chose que de punition ou d’humiliation. Sur ses six derniers matches, Anderlecht n’a gagné qu’une seule fois. “Et avec de la chance”, comme l’a rappelé Hein Vanhaezebrouck avant la rencontre.

Les Mauves n’ont plus le choix. Le neuf sur neuf (deux matches en championnat, un en Europe) avant la trêve est obligatoire.

Romain Van der Pluym

Anderlecht : Boeckx; Vranjes, Sanneh, Bornauw; Najar (70e Saelemaekers), Kums, Makarenko, Kayembe (58e Amuzu); Gerkens, Dimata, Morioka (69e Santini).

Union Saint-Gilloise : Saussez; Vega, Moreno, Perdichizzi, Kis; Tabekou, Besuschkow (82e Peyre), Morren, Selemani; Tau (67e Gerard), Niakaté (89e Ferber).

arbitre : M. Visser

avertissements : Tau, Moreno, Makarenko, Morioka, Saussez.

Exclusion : 90e+2 Saelemaekers

les buts : 43e Niakaté (0-1), 76e Niakaté (0-2), 83e Niakaté (0-3).

Quelle soirée pour
NIAKATÉ!

Pour ce derby tant attendu, le
coach de l’Union Luka Elsner
avait quand même réservé
quelques surprises, comme la
non-sélection du capitaine et
métronome Pinto-Borges, ou la
titularisation de Tabekou à la
place de Gérard. Par contre,
comme au tour précédent,
Saussez était bien dans les buts
à la place du titulaire habituel
Kristiansen.
Si les Saint-Gillois ont un peu
souffert au début de chaque
mi-temps, ils ont su rester sereins
derrière et percutants en
contre-attaque dès qu’ils en
avaient l’occasion. À ce petit
jeu, l’avant-centre Youssoufou
Niakaté, qui avait déjà scoré à
huit reprises en sept rencontres
de championnat, a littéralement
crevé l’écran en signant
un triplé qui restera dans les
annales d’un club pourtant
fondé en 1897 !
Mis sur orbite par Tau en vue
du repos, le gaucher franco-malien
a ensuite conforté le succès
des siens en usant intelligemment
de son explosivité, de sa
technique et de son sens du but
décidément hors du commun,
au grand dam de défenseurs
anderlechtois médusés.
AU FINAL, SI CE SUCCÈS retentissant
est avant tout tactique et
collectif, il est aussi celui d’un
joueur qui, de l’avis du directeur
technique de la RUSG Alex
Hayes, était mal utilisé dans les
séries inférieures en France.
À 25 ans, le parcours du
joueur devrait bientôt connaître
un fameux coup d’accélérateur
alors que celui, en Coupe,
de son club, connaîtra prochainement
un prolongement mérité
après cette prestation irréprochable.

 

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