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“Grâce à l’Union, j’ai appris à connaître la Belgique”
“Grâce à l’Union, j’ai appris à connaître la Belgique”

Le joueur transalpin de 30 ans Ignazio Cocchiere a toujours des choses intéressantes à dire. À Dender depuis près de deux saisons, il y empile les buts (30 en championnat) et ne désespère pas de retrouver l’antichambre de l’élite.

Ignazio, comment cela se passe pour vous à Dender ?

“Pas trop mal. Je n’ai quasiment jamais été blessé depuis mon arrivée. La saison

dernière, j’avais inscrit 18 buts en championnat. J’étais 3e au classement des buteurs de la série derrière Mbuba et Romero Gomez. Et nous avions échoué d’un point pour le tour final. Le Beerschot et OHL m’avaient approché. Mais l’arrivée des investisseurs thaïlandais à Louvain avait tout fait capoter. Cette saison, l’équipe tourne moins bien, même s’il y a toujours des joueurs de qualité. Mais on devrait quand même s’en sortir. Quant à moi, j’ai marqué douze buts jusqu’ici. Je ne suis pas mécontent de mon niveau, surtout que je suis mis à toutes les sauces.”

L’Union reste votre club de cœur. Pouvez-vous nous rappeler dans quelles circonstances vous y êtes arrivé ?

“C’était début 2013. J’avais mis le foot entre parenthèses, afin de privilégier la fin de mes études en Sciences politiques. Je venais d’arriver à Bruxelles pour y

rédiger ma thèse, portant sur la protection civile au niveau européen. Et voilà qu’en allant voir un match entre Bleid, le futur BX Brussels, et l’Union au petit Heysel, je tombe sur Ibrahim Maaroufi que j’avais côtoyé à l’Inter (NdlR : comme Mario Balotelli et Leonardo Bonucci d’ailleurs !). Il m’a suggéré d’effectuer un test à l’Union. Celui-ci fut concluant. Ce fut le début d’une bien belle histoire.”

Laquelle prit fin en juin 2016. Ressentez-vous encore de l’amertume à ce sujet ?

“Je mentirais en prétendant le contraire. J’ai vécu des moments magnifiques au Parc Duden. La première saison, j’avais inscrit six buts en six mois, dont le goal décisif à la 94e minute face à Leopoldsburg, qui avait permis au club de rester en D3. L’Union est un club chaleureux et son histoire est unique. Grâce à elle, j’ai appris à connaître

toutes les provinces de votre pays. Je trouve que c’est une chance, alors que la plupart de mes collègues au Parlement européen, où j’ai finalement décroché un poste au sein de la délégation italienne, vivent en cercle fermé. En plus, chaque année, j’ai marqué un nombre appréciable de buts. Mais lors de ma dernière saison, j’ai senti que je n’entrais plus trop dans les plans de l’entraîneur.”

Ce dernier voulait un effectif pro à 100 %. Était-ce la seule raison de votre départ ?

“Certes, je travaille en journée, mais j’habite à 5 minutes du stade Marien et à 5 minutes de mon lieu de travail. Et je pouvais m’arranger facilement avec mon patron. Mais il y avait aussi un souci sur le plan de l’orgueil, même si je préfère ne pas en dire plus.”

Les supporters ne vous ont pas oublié en

tout cas. Cela doit vous faire chaud au cœur ?

“Oui, bien sûr. J’assiste aux matches dès que je peux. Et vendredi dernier, le seul joueur dont les supporters ont scandé le nom face à Tubize, c’était moi. Avouez que c’est quand même spécial. Rien ne dit d’ailleurs que je ne reviendrai pas un jour comme joueur. En tout cas, je ne ferme pas la porte. La direction a voulu des pros, qui sont avant tout des mercenaires jouant pour leur portefeuille et attachant moins d’importance aux couleurs qu’ils représentent. C’est un choix, mais pas sûr que ce soit le bon.”

“Pas faite pour les PO3”

L’Union Saint-Gilloise

Les Saint-Gillois vont-ils s’en sortir au détriment de Tubize ? Ignazio Cocchiere qui a assisté à la première des deux confrontations entre les deux équipes a son avis sur la question. “Ce ne sera pas évident. Le coach a façonné une équipe joueuse, agréable à voir évoluer. Mais en PO3, il faut des guerriers et elle n’en compte pas beaucoup dans ses rangs. Même si j’espère qu’elle s’en sortira et retrouvera son stade fétiche l’été prochain pour une troisième saison en D1B.”

“Thierry Dailly m’appelle chaque année”

Le RWDM

“Le RWDM est évidemment un club attirant. En plus, j’ai quelques potes comme Sadin et les jumeaux Cabeke qui y jouent. Et j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler sous les ordres de M. Brncic lorsqu’il officiait au Parc Duden. Mais il y a un certain antagonisme entre les supporters du RWDM et ceux de l’Union avec lesquels je suis resté très proche. Il n’empêche, chaque

année, Thierry Dailly m’appelle. Jusqu’ici, cela ne s’est pas fait parce que je ne voulais pas descendre d’une, voire de deux divisions. J’ai besoin de rester au minimum en D1 amateurs, question de motivation. Mais je comprends le choix des Cabeke qui désiraient retourner là où tout a commencé pour eux.”

 

 

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