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Faïz Selemani remet la loi de 78 au goût du jour
Faïz Selemani remet la loi de 78 au goût du jour

Football belge 

Lundi, le KV Courtrai annonçait l’arrivée du Comorien Faïz Selemani, en provenance de l’Union Saint-Gilloise, ainsi que celle du Slovaque Adam Jakubech, prêté par Lille. Un véritable renfort avec cet

attaquant de 25 ans, auteur de 17 buts et 10 assists en 34 matches la saison dernière en Division 1B. Sauf que dans la foulée, le club bruxellois déclarait s’opposer à cette transaction, le directeur général unioniste Philippe Bormans ne décolérant pas. « Lors des derniers jours, nous avions de sérieuses indications de contacts provenant du management du KV Courtrai envers le joueur Faïz Selemani, sans l’accord de la RUSG, malgré l’interdiction formelle par la FIFA de ce genre de pratiques. L’Union a dû apprendre la nouvelle sur le site web du club courtraisien. Notre club ne compte évidemment pas en rester là et étudie les suites à donner auprès

de la Pro League, l’URBSFA et la FIFA. Sans entrer dans les détails du dossier, il est inconcevable et inquiétant qu’une personne dirigeant un club professionnel et faisant également partie de la Pro League et de l’URBSFA (NDLR : Joseph Allijns) se livre à ce genre de pratiques plus que douteuses. L’image et la crédibilité du football belge prennent à nouveau un gros coup… »

La raison de cette envie, et même davantage, de départ : des relations tendues entre les deux parties, le Comorien ayant été renvoyé dans le noyau B et n’ayant même plus accès au vestiaire. La raison de ce coup de gueule bruxellois : l’utilisation

par le joueur de la loi de 78 qui semblait avoir été quelque peu abandonnée mais qui revient au goût du jour. Dans l’absolu, Faïz Selemani a la possibilité de rompre unilatéralement son contrat, qui courait jusqu’en juin 2021 avec une option jusqu’en juin 2022, s’il règle des indemnités calculées en fonction de son salaire. Le texte de loi explique en ces termes : « La partie qui résilie le contrat avant terme sans motif grave est redevable à l’autre d’une indemnité égale au montant de la rémunération qui restait à échoir jusqu’à ce terme, sans que ce montant puisse toutefois excéder le double de la rémunération correspondant à la durée du délai de préavis qui aurait dû être respecté

si le contrat avait été conclu sans terme ».

Mais symboliquement, les clubs professionnels belges se sont liés par un « gentlemen’s agreement » pour ne pas avoir recours à cette loi. Un accord mis en place après un florilège d’utilisation, sans qu’elles soient allées à leur terme à chaque fois, de cette loi de 78, par le regretté Junior Malanda, Ronald Vargas, Marouane Fellaini, Steven Defour ou encore Koen Casteels, et respecté depuis quelques années. Mais en moins de deux mois de temps, Alexis de Sart a forcé son passage de Saint-Trond à l’Antwerp et Faïz Selemani, donc, de l’Union Saint-Gilloise à Courtrai. De quoi

rendre à nouveau cette pratique courante ? C’est ce qu’avait craint le club trudonnaire. L’Union Saint-Gillloise se situe dans le même état d’esprit. « La bombe que le KVK a délibérément placée sous le système de transferts est du jamais-vu », a lancé le club bruxellois dans un communiqué publié ce mardi, preuve qu’il ne lâche rien. L’Union Saint-Gilloise se dit « perplexe face à ces événements, non seulement devant les agissements des parties concernées mais également devant la manière de contourner les règles en faisant un usage abusif de la loi de 1978 ».

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