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Defays-Grosjean, l’heure des retrouvailles: Le coach de l’Union était en poste au début et à la fin de la carrière de joueur du Namurois
Defays-Grosjean, l’heure des retrouvailles: Le coach de l’Union était en poste au début et à la fin de la carrière de joueur du Namurois

Samedi, sur le coup de 18h, Marc Grosjean va retrouver Frank Defays, le coach de Virton. Dire que les deux hommes se connaissent particulièrement bien est un euphémisme. Le coach saint-gillois, lorsqu’il était en poste à Namur, avait quasiment lancé la carrière de l’ancien cadre du Sporting Charleroi avant d’être à la tête de Dudelange lorsque Frank Defays a décidé de mettre un terme à sa carrière.

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que Marc Grosjean et Frank Defays seront contents de se retrouver samedi à l’occasion de la 30 e journée de championnat. Ce profond respect et cette sympathie qu’ils peuvent avoir l’un envers l’autre se sont progressivement construits au fil des années.

En fait, tout cela remonte aux premières années de la carrière de Frank Defays lorsqu’il évoluait en promotion à Namur. Il a alors pu voir débarquer Marc Grosjean comme entraîneur principal de l’équipe.

« Il a amené une nouvelle ère quand il est arrivé », se rappelle l’ancien défenseur du Sporting Charleroi. « Jusque-là, je n’avais toujours connu que des coachs qui mettaient onze noms sur la feuille de match. Sans approche tactique de l’adversaire. Ça n’existait pas. Il a été le premier à avoir apporté cette vision professionnelle alors que nous étions en promotion. Nous pouvions aussi compter sur un staff performant avec entre autres Michel Lazaron et Guy Namurois. C’était évidemment un staff très solide pour ce niveau-là », poursuit-il.

Une nouvelle approche qui a beaucoup profité à Frank Defays. « J’ai énormément progressé. Marc voulait forcément faire ressortir nos qualités mais en corrigeant le plus possible nos défauts. Je me souviens que mon jeu de tête était anormalement mauvais. Grâce à lui, nous avons très fort travaillé mon timing. Je ne faisais pas aussi toujours les bons choix en zone de vérité », précise le principal intéressé qui, grâce à ses performances, a pu ensuite fêter un transfert au Sporting Charleroi où il y est resté 10 ans.

Pour Marc Grosjean aussi, cette première rencontre était un bon souvenir.

« Frank est un garçon que j’apprécie beaucoup. On a tout de suite perçu ses qualités, sportive et humaine, et on s’est vite rendu compte qu’il méritait mieux qu’une promotion. Il a toujours été réceptif et très attentif. C’est un exemple de joueur de foot professionnel. Sa carrière est d’ailleurs la plus belle illustration de son état d’esprit. »

Même si le coach saint-gillois est persuadé qu’il aurait pu « aller ailleurs », lisez plus haut encore, qu’au Sporting.
Cette première rencontre, au début de la carrière de coach pour Marc Grosjean et au début de celle de joueur pour Frank Defays, a été suivie, en fin de carrière pour chacun, a une nouvelle collaboration. À Dudelange (Luxembourg) cette fois.
« Après notre première rencontre, c’était l’un de mes souhaits de retravailler avec Marc », confie Frank Defays. « L’occasion s’est représentée à Dudelange. J’étais en fin de parcours et Marc m’a contacté pour venir le rejoindre. »
« Il était sans club », continue l’entraîneur liégeois. « Je cherchais quelqu’un de son métier et il a accepté de venir. Il a d’ailleurs terminé sa carrière là-bas. Il l’a d’ailleurs fait avec beaucoup de classe. Il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus apporter ce que nous attendions de lui et il a préféré arrêter. Il a donc vu la direction en expliquant qu’il ne se sentait plus apte et qu’il n’était plus prêt à être un joueur pro. Il est entré par la grande porte et il est sorti par la grande porte », souligne encore Marc Grosjean.

« À partir du moment ou quelqu’un vous respecte beaucoup et vous tend une solution, vous faites tout pour y répondre correctement », explique l’actuel coach de Virton. « Dans le football, il faut avoir l’intelligence de savoir si on peut continuer ou non. C’est un moment très compliqué pour un footballeur d’accepter qu’on soit sur la fin et de se rendre compte qu’on n’est plus capable de poursuivre. J’ai eu cette faculté de l’accepter. »

Samedi, les deux hommes se croiseront à nouveau au bord d’un terrain de foot. Si le match aller avait tourné à l’avantage de l’Union (ndlr. 3-1), les Gaumais ont bon espoir de prendre leur revanche tandis que les Saint-Gillois comptent énormément sur ces points pour asseoir leur place dans le top 8. L’enjeu sportif sera donc bien présent ce samedi mais n’empêchera ni Marc Grosjean ni Frank Defays de partager le verre de l’amitié après la rencontre.

FRANK DEFAYS AVAIT REÇU UNE OFFRE DE COUVIN-MARIEMBOURG QU’IL A FINALEMENT REFUSÉE

« Marc m’a conseillé pour mon 1 er club »

Même si après Namur les deux hommes ont pris des trajectoires différentes, ils ont toujours conservé un contact régulier. C’était notamment le cas lorsque Frank Defays, après sa carrière de joueur, a dû choisir son premier défi en tant que coach.
« Un ami m’avait proposé de devenir le coach de Couvin-Mariembourg en première provinciale », explique le Namurois. « J’avais notamment posé la question à Marc pour savoir ce qu’il en pensait. Il m’a dit que si j’étais aussi exigeant comme coach que comme joueur, je me ferais du mal. C’était honnête et c’est aussi pour avoir un discours aussi franc que je me suis tourné entre autres vers lui. »
Frank Defays a donc refusé l’offre de Couvin-Mariembourg. Et avec raison puisque quelque temps plus tard, le défi à Virton s’est présenté à lui. « Un projet ambitieux qui correspondait à mon approche professionnelle », raconte-t-il.

« J’ai été très surpris qu’après sa carrière, Frank cherchait sa reconversion », intervient Marc. « Il avait été agent de joueur quelques mois et je trouvais que ça ne collait pas trop à son personnage. Je n’étais donc pas du tout surpris quand il s’est réorienté pour se tourner vers le coaching », poursuit-il.

Marc Grosjean le voit d’ailleurs franchir progressivement les étapes. « S’il veut encore avancer, il va bientôt devoir aller vers autre chose », explique-t-il. « C’est lui qui sentira le moment. Et je me doute aussi que dans sa tête, un retour à Charleroi serait le plus grand bonheur. S’il évolue bien, les deux côtés sont faits pour se retrouver. »
Frank Defays, lui, temporise. « Je n’y pense pas. Si un jour je dois prendre contact avec le club, ce sera parce que le coach en place aura signé de son plein gré ailleurs pour un nouveau défi. Il faudra que les circonstances s’y prêtent et dans un contexte favorable. »

Quand Frank Defays parle de Marc Grosjean

Si le regard expérimenté de Marc Grosjean a souvent pu être utile à Frank Defays, nous avons aussi sondé l’entraîneur namurois pour connaître son avis sur le tempérament et la carrière de son ancien coach.
« Un point important chez Marc, c’est sa faculté à motiver un groupe avant un match », lance d’emblée Defays.
Quant à sa carrière, elle a été plutôt « compliquée », pointe-il ensuite. « Selon moi, une période a été douloureuse pour lui avec son passage à Mons. Marc était réputé pour faire accéder des clubs de D2 en D1 et après une première saison exceptionnelle, ça s’est compliqué en interne… C’est un moment vraiment très compliqué dans sa carrière qui ne lui a pas permis de s’installer durablement en D.1.

Aujourd’hui, Marc Grosjean a en tout cas l’occasion de contribuer au maintien de l’Union en D2, ce qui, en soi, constitue un bel exploit pour un club promu de D3.

CONTRAT: Cocchiere pas prolongé

Comme nous vous l’annoncions dans notre édition de ce jeudi, l’Union Saint-Gilloise a décidé de lever les options des frères Cabeke ainsi que d’Anthony Sadin. Le club saint-gillois avait en effet jusqu’à ce 31 mars pour procéder à ces prolongations de contrat. Il existait la même clause dans le contrat d’Ignazio Cocchiere mais visiblement, le club n’a pas souhaité prolonger son contrat. Maintenant, rien n’empêche les deux parties de se remettre à table à l’issue de la saison…

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