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Comment l’Union fait encore mieux qu’avant 
Comment l’Union fait encore mieux qu’avant 

VINCENT JOSÉPHY

Blessin donne ses consignes à Puertas.Photo News

Depuis son retour dans l’élite en 2021, le club saint-gillois a déjà changé deux fois d’entraîneur  et perdu bon nombre de titulaires. Et pourtant, il trône en tête du championnat avant d’accueillir Eupen. next

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Sur papier, la visite d’Eupen (13 e ) semble « abordable » pour l’Union Saint-Gilloise. Depuis le retour de cette dernière en D1A, les deux équipes se sont affrontées quatre fois et les Bruxellois l’ont emporté à trois reprises – mais à chaque fois par un petit but d’écart… – concédant tout de même un partage blanc en 2021-22, au parc Duden. « On espère reprendre nos bonnes habitudes après la trêve internationale et confirmer notre dernière victoire à Saint-Trond (NDLR : 0-4) », précisait mercredi Gustaf Nilsson, auteur ce jour-là de deux buts agrémentés d’un assist. « On ne saura dire qu’après le match si cette pause nous a fait du bien ou non mais souffler un peu ne peut pas nous faire de mal quand on voit le programme qui nous attend… »

Ce vendredi, l’Union va donc tenter de poursuivre sur sa belle lancée des dernières semaines (9 sur 9 face au Cercle, Charleroi et Saint-Trond) mais aussi des deux dernières saisons, durant lesquelles elle n’a eu de cesse d’épater les observateurs en gardant un niveau de jeu plus qu’intéressant et des résultats inattendus. Alors qu’elle se voit pillée chaque été de ses plus beaux joyaux, la direction de l’Union continue à poser les bons choix avec un recrutement anticipé, parfaitement ciblé et souvent efficace.

Trois points de plus

Cette saison plus encore que les précédentes, le risque était pourtant grand de voir s’effondrer cette équipe flamboyante mais abattue moralement par la perte cruelle d’un titre qui lui tendait les bras. Privée d’une armée de titulaires – Adingra, Boniface, Kandouss, Lynen, Nieuwkoop, Teuma, Van Der Heyden ou Vertessen… –, partis sous d’autres cieux, l’Union a mis un peu de temps à trouver ses marques sous les ordres de son nouvel entraîneur, Alexander Blessin. Pourtant, les résultats sont au-delà des espérances le plus folles.

Mathématiquement, l’Union a réalisé un meilleur début de saison encore que lors des deux exercices précédents. Ayant cumulé 22 unités sur les 30 mises en jeu lors de ce premier tiers de saison, elle fait mieux qu’en 2021-22 et qu’en 2022-23, quand elle en comptait à chaque fois 19. À l’époque, elle pointait respectivement à la 3 e place puis à la 4 e . Aujourd’hui, elle trône en tête de la D1A avec une unité d’avance sur Anderlecht et deux sur Gand. Sans pour autant que cela semble trop l’étonner…

Faut-il, dès lors, attribuer ces succès à Blessin ? Sans doute, du moins en partie. Comme l’avait fait Karel Geraerts avant lui, l’Allemand a apporté sa touche personnelle mais il a su garder intacts une partie des préceptes inculqués par son prédécesseur, dont le départ n’est déjà plus au centre des discussions. Davantage que Felice Mazzù, qui préférait laisser le cuir à ses adversaires, l’actuel entraîneur de Schalke aimait proposer un jeu de possession bien utile pour se dépêtrer plus aisément de certaines situations délicates, certainement face à de « petits » adversaires fort regroupés. Adepte de l’école du « gegenpressing » développée notamment par Ralf Rangnick, son mentor à Leipzig, Blessin poursuit dans cette lignée mais insiste pour qu’on n’évoque pas de « jeu sans ballon ».

Chasser le ballon

comme des animaux

En clair, l’Allemand a apporté une nouvelle vision, plus exigeante. Très « scolaire » dans son approche, partisan des doubles séances quotidiennes plus courtes mais plus intensives, il insiste sur la répétition de sprints à haute intensité mais également sur l’importance de se mettre tout de suite en chasse du ballon une fois celui-ci dans les pieds adverses. Amateur de documentaires animaliers, ses séances de théorie sont parfois parsemées d’images de loups ou de lionnes qui chassent leur proie en groupe. « Ces animaux, s’ils chassent seuls, ils meurent », expliquait-il à Sport-Foot Magazine quand il entraînait encore Ostende. « Avoir cela à l’esprit, c’est un bon point de comparaison pour la structure qu’on veut avoir sur le terrain. »

Aujourd’hui, quand on voit notamment l’énergie déployée par un Puertas, un Nilsson, un Amoura ou même un Lazare, on se dit que son message a été reçu 5 sur 5 par ses troupes. Reste à voir si cette débauche d’énergie, actuellement payante, sera toujours aussi efficace sur le long terme…

« Tout le monde veut nous battre »  

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En dépit 

de la défaite en match amical 

contre Twente (1-4 

!), la trêve a fait du bien. « 

Joueurs et entraîneurs avaient besoin de ce break 

», souligne Alexander Blessin. « 

Depuis ce jeudi avec les retours de Machida et de Lapoussin, le groupe est à nouveau au complet. Moris et Sadiki étaient là mercredi. 

»

L’Union reprend la compétition en leader. « 

Tout le monde veut nous battre et on doit avoir cette faim pour gagner un 5 

match d’affilée et rester leader. 

»

Le départ de Tim Smolders et l’attentat de Bruxelles ont touché la vie de groupe unioniste. « 

Tim était un bon gars, qui s’occupait des phases arrêtées. L’attentat 

? Je ne veux pas donner trop d’importance à ce terroriste. J’en ai discuté avec Gustaf Nilsson et ses 

deux équipiers 

qui sont rentrés à 2 heures du matin dans le froid. 

Nos pensées vont vers les familles des personnes décédées. Je ne veux pas trop insister sur ce sujet. La vie doit continuer, nous devons 

penser positivement et rester unis. 

»

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