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Ça sent bon pour le White Star !
Ça sent bon pour le White Star !

Les derniers soucis sont réglés pour la licence

FRÉDÉRIC LARSIMONT
ET CHRISTOPHE VAN IMPE
La soirée de lundi à mardi a été longue et agitée pour John Bico et son entourage. Il était aux alentours de minuit et demi lorsque les dirigeants du White Star, défendus par Maître Laurent Denis, ont finalement pu quitter la Cour Belge d’Arbitrage du Sport.
Le premier souci, alors qu’on pensait que c’était réglé, c’était malgré tout le stade. Le collège des échevins était revenu sur sa décision du 6 avril de remettre en cause la convention qui liait le White Star à la commune de Molenbeek concernant la location du stade Machtens. Un accord de principe avait été scellé lundi matin et avait été signé à 13h30 à une demi-heure du délai du dépôt pour les pièces justificatives devant la CBAS devant laquelle la direction du White Star a comparu. Mais la Cour a tiqué sur le fait que la convention n’avait pas encore été ratifiée par le Conseil Communal, comme le prévoit la loi. D’où l’irrecevabilité de la pièce en perspective. Un sérieux problème puisque le prochain Conseil Communal n’était prévu que le 25 mai, avant qu’une séance extraordinaire soit mise sur pied hier midi. Avec confirmation du choix scabinal via un vote à la majorité moins trois abstentions. Tout comme les autres parties (Eupen et Antwerp), le White Star a eu jusqu’à hier 16 heures pour déposer ses ultimes conclusions et apporter ses dernières pièces au dossier, dont bien évidemment la décision du Conseil Communal dûment cachetée, de prolonger le bail de location du stade Machtens. Frédéric Parmentier, le vice-Président de la CBAS, a annoncé une décision avant ce vendredi. Pas par bonté d’âme, mais parce qu’il est poussé dans le dos par l’Union belge qui a des tours finals à lancer dès ce week-end. Le sort du White Star y est étroitement lié par un effet en cascade. Car si le second club bruxellois dans la hiérarchie devait se voir refuser la licence, c’est carrément son refus d’opérer au niveau professionnel des futures D1A et D1B qui lui serait retiré. Techniquement, il serait alors rétrogradé en D1 amateurs, avec les conséquences que l’on devine sur les montées et les descentes dans les actuelles D3, Promotions et séries provinciales. D’où le caractère d’urgence vis à vis de la sentence de la CBAS. Question dettes, le club étoilé a tout mis en œuvre pour gommer le déficit que lui reprochait la commission des licences lors qu’elle lui a refusé son blanc-seing le 22 avril en appel : la dette de 11.000 euros, pendante auprès d’un fournisseur qui réclamait la mise en liquidation du matricule 5750, a été payée. En matière de continuité des activités à garantir pour l’obtention de la licence, un apport de près de 500.000 euros d’argent frais aurait été injecté au capital du club. Et on peut vous assurer que Chelsea, partenaire privilégié du White Star, y est allé de sa poche. Il se chuchote même que le club ait signé un accord de dernière minute avec La Gantoise pour la vente d’un joueur, afin de renflouer les caisses. De son côté, la Gulf Dynamic Challenge, société de droit dubaïote, continuera à assurer l’approvisionnement de devises et donc le fonctionnement du club au quotidien, a assuré la direction du White Star, qui a formellement démenti vivre de l’argent d’une société off-shore comme a tenté de le démontrer la défense de l’AS Eupen devant la CBAS.
JOHN BICO A PRÉSENTÉ LE TROPHÉE AUX SUPPORTERS HIER

« On attend une confirmation plus qu’une décision »

Bien que toujours sans licence, ça n’a pas empêché le White Star de fêter le titre hier. John Bico avait réservé le « Socio », la buvette de la tribune Lecluse. Tous les jeunes du club et leurs parents étaient présents en masse. On s’attendait à une déclaration officielle. Mais, avec une prudence de Sioux, John Bico a refusé d’aborder le sujet de la licence et du passage devant la CBAS. « Par respect pour la Cour, je ne souhaite pas en parler. Nous sommes dans une situation d’attente. On attend une confirmation plus qu’une décision. Mais je trouve que les supporters avaient le droit de fêter le titre. Ce n’est pas parce qu’il y a des incertitudes qu’on n’a pas le droit de célébrer. Une montée serait une libération et un privilège. On a réussi à s’imposer, tout en ne se laissant pas perturber par les bruits extérieurs. C’est pourquoi j’ai de l’émotion oui, mais dans la retenue. Mais je ne peux pas retirer ça à mes joueurs, qui ont le droit de faire la fête. Nos secrets, ce sont la confiance, le travail et la patience. Contre vents et marées, nous y sommes arrivés. » Car le titre de champion, quoi qu’il arrive, on ne le leur retirera pas.

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