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À quoi ressembleront la D1A et la D1B la saison prochaine?
À quoi ressembleront la D1A et la D1B la saison prochaine?

Analyse des propositions sur la table avant l’AG de vendredi.

On voudrait être une petite souris pour assister à l’assemblée générale de la Pro League ce vendredi. Les débats y seront animés. Si le vote sur la fin du championnat actuel devrait (enfin) être entériné, il y a énormément de discussions autour d’un point central et crucial : la formule de championnat qui sera d’application la saison prochaine. À tel point qu’il n’est pas acquis qu’une décision à cet égard sera prise ce vendredi, un nouveau report n’étant pas à exclure. Ces dernières semaines, quatre propositions sont arrivées sur la table, mais celle d’une D1A à 20 clubs (combinée à la disparition de la D1B) a été tuée dans l’œuf par l’octroi des licences à Mouscron, au Standard, à Ostende, à Lommel mais aussi à Seraing, et au Lierse.
Aujourd’hui, il reste trois formules plausibles. Analyse de chacune d’entre elles.
1 Une D1A à 18 avec des PO1 entre les quatre premiers C’est la proposition jugée la plus cohérente et la plus équilibrée. C’est celle sur laquelle travaille actuellement d’arrache-pied le groupe de travail composé de Peter Croonen (Genk), Michel Louwagie (Gand), Eddy Cordier (Zulte Waregem), Philippe Bormans (Union SG) et Pierre François (CEO Pro League), David Meekers (Saint-Trond) et Karel Van Eetvelt (Anderlecht). Elle se compose d’une D1A à 18 (avec OHL et le Beerschot). Des playoffs 1 seraient disputés entre les quatre premiers.
Des playoffs 2 seraient disputés entre les équipes classées de la 5e à la 8e place pour l’obtention du dernier ticket européen. Des playoffs 3 seraient disputés entre les équipes qui se battent pour la descente. Trois formations descendraient en D1B la saison suivante. Et la formule actuelle (D1A à 16 avec playoffs) ferait son retour en 2021-2022. Avantages : les playoffs seraient conservés (c’est important pour Eleven Sports, qui a mis 105 millions sur la table pour un championnat avec playoffs).
Les recours de Waasland-Beveren, OHL et du Beerschot seraient évités. Il y aurait du suspense à tous les étages la saison prochaine. La saison se disputerait en 36 matchs au lieu de quarante actuellement, ce qui est intéressant pour une saison post-corona et pré-Euro, lors de laquelle le calendrier risque d’être serré.
Inconvénients : la D1B serait privée de PO2. Pour les plus petites équipes, il serait plus difficile de se maintenir en D1A avec trois descendants.
Une question reste aussi en suspens : quid des équipes qui seront classées de la 9e à la 12e place après la phase classique ? Leur saison pourrait être terminée un mois avant les autres.

2 Une D1A à 18 et sans playoffs C’est la proposition du Club Bruges, envoyée par mail aux autres clubs de Pro League ce week-end. Elle évoque le retour à un championnat classique à 18 (avec Waasland-Beveren, OHL et le Beerschot), sans playoffs et elle a déjà fait beaucoup parler d’elle.
Avantages : retour à une formule plus commune. Seulement 34 matchs à jouer sur la saison lors d’une saison postcorona et pré-Euro. Les recours de Waasland-Beveren, OHL et du Beerschot seraient évités.
Possibilité pour les clubs belges d’être plus performants en Europe après l’hiver car les matchs s’enchaîneront moins après la trêve.
Inconvénients : moins d’affiches (et de suspense ?) en fin de saison. Eleven, qui a acquis les droits TV sur un système avec playoffs, pourrait décider de tirer son offre ou de la revoir à la baisse. La formule actuelle serait modifiée un an seulement après avoir été votée (pour poursuivre les playoffs). Il y a également un flou sur le nombre de descendants en D1B, qui n’a pas été précisé.

3 Une D1A à 16 avec playoffs C’est la formule actuelle, qui a été votée la saison passée par l’assemblée générale de la Pro League, avec des PO1 à six équipes et des PO2 entre dix équipes de D1A et 6 équipes de D1B réparties en quatre groupes. Avantages : les règles sont connues par tous et ne changent pas (même si le nouveau format des PO2 n’a pas été joué cette saison).
Les PO1 ont fait leur preuve en termes de suspense depuis dix ans. Inconvénients : des recours sont à prévoir si Waasland-Beveren descend et si OHL et/ou le Berschoot ne montent pas. 40 matchs à jouer dans une année post-corona et pré-Euro, c’est beaucoup… Seraing plus proche que jamais de la D1B . R oulers étant privé de D1B après la décision de la CBAS de ne pas lui attribuer sa licence, Seraing peut décroiser peu à peu ses doigts : son rêve devrait s’accomplir d’ici peu.
Cette saison, les Métallos n’ont pas caché leur ambition de retourner dans le monde professionnel et de rendre à Seraing ses couleurs d’antan, même si beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis les années de gloire. Troisièmes au général au moment de l’arrêt des compétitions, ils n’ont pas pu fêter de montée sportive. Cependant, ils sont les premiers à pouvoir profiter du fait qu’un club de l’échelon supérieur ne soit pas en ordre. Sur les lèvres du président Mario Franchi, un discret sourire se dessine : “C’est certain que c’est une bonne nouvelle mais elle le sera d’autant plus quand tout sera officiel. Nous ne voulons pas nous réjouir trop vite au risque de tomber du ciel par après. Vous savez, tout peut encore changer, ça va tellement vite”, dit-il. Pour obtenir le précieux sésame, Seraing a également dû passer par la cour d’arbitrage, mais ce ne fut que formalité. “Monter serait une belle récompense après tous les efforts fournis. Toute l’équipe a effectué un travail formidable.” Seraing a donc officiellement un pied et quatre orteils dans le monde du football professionnel mais devra encore un peu patienter pour la suite des événements, en fonction du format des compétitions de la saison prochaine.
“Impossible de faire plaisir à tout le monde” Philippe Bormans (USG), membre du groupe de travail, s’attend à une AG mouvementée mais reste pragmatique. Membre du groupe de travail chargé de formuler les réponses aux problèmes sportifs et financiers résultant de l’arrêt anticipé des compétitions, Philippe Bormans (CEO de l’Union saint-gilloise) était l’invité du Grand Débrief de Proximus 11 et La DH ce lundi.
“On sent que les masques tombent, que de plus en plus de personnes ont des opinions”, a-t-il expliqué. “Certains les expriment dans la presse mais il est important de garder un certain sérieux et du respect pour le groupe de travail qui a été mis en place. Les réunions ont été longues et difficiles car tout le monde a ses opinions. On travaille vers une solution en prenant en compte les décisions des licences, dont on attend encore les dernières réponses, pour trouver les dernières réponses et formuler une proposition qui puisse être acceptée par le plus grand nombre de clubs vendredi.”

Lors d’une AG qui s’annonce très mouvementée. “Les discussions seront animées, c’est sûr. Mais une autre chose est certaine : on ne peut plus jouer. On doit donc trouver une solution.
Je ne pense pas que le scénario des Pays-Bas serait une bonne chose pour le foot belge dans le sens où on a déjà joué 29 journées sur 30 de phase classique. On ne peut pas faire comme si ce n’était pas le cas.. Il ne faut pas non plus profiter de la crise du Covid pour tout changer. Il faut respecter une certaine logique.” Et trouver un compromis. “Nous n’avons pas de formule magique, il y aura toujours des clubs pour et d’autres contre.
On doit trouver un consensus qui inclut 20 ou 22 clubs. On ne pourra pas faire plaisir à tout le monde. On veut absolument éviter que des clubs aillent au tribunal.” C’est pourquoi l’idée d’une D1A à 18 clubs est de plus en plus probable. “Il faut réfléchir en allant vers ça”, avoue Bormans. “Car ce n’est pas la faute de Beveren si on n’a pas pu jouer le dernier match du championnat, ni d’OHL et du Beerschot si la finale retour de D1B n’a pas pu être jouée.
Quand on a vu ce qui s’est passé avec Lokeren cette saison, on doit défendre ces clubs aussi.” “Nous serons une plus-value pour la D1B” Le RWDM se prépare depuis deux ans à un retour au sein du football pro. C’est avec attention, et une certaine impatience, que le RWDM scrutait les décisions prises par la CBAS puisqu’en cas de refus de licence pour au moins deux clubs professionnels, les Molenbeekois, qui ont obtenu leur licence pro en première instance, devenaient éligibles pour une place au sein du football professionnel et donc une accession à la D1B. Maintenant que c’est pratiquement le cas (si Virton n’obtient pas sa licence ou que OHL et le Beerschot sont promus en D1A), Thierry Dailly, le président du RWDM, sera attentif aux décisions prises par la Pro League.
“Aujourd’hui, il y a une certitude : nous faisons partie des 24 clubs professionnels. Il faudra voir comment la Pro League décide de répartir ces 24 clubs pros.” Un retour au sein du football pro, voilà un rêve que l’homme fort du RWDM a en tête depuis qu’il a décidé de faire renaître les quatre lettres magiques il y a 5 ans. “C’est incroyable de se dire que le RWDM fait de nouveau partie du foot pro.
Ce résultat, nous le devons à notre travail sérieux depuis le début.” Le RWDM se dit prêt pour la D1B. “Nous disposons d’une image et d’un capital sympathie forts. Je n’ai pas peur de dire que nous serons une plus-value pour la D1B, rien que par nos supporters qui seront 500 à 600 lors de chaque déplacement.”

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